AGENDA

A vos stylos!

La fédération RING a diffusé la liste des événements autour de la question du genre abordée sous de nombreux aspects! Recherche, quand tu nous tiens!

[Annonces du RING]

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[Merci de me signaler vos informations concernant les colloques et
séminaires de la prochaine rentrée universitair
e.]

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SOMMAIRE :
1 – COLLOQUES :
• « La virilité mise à mâle », 26 septembre, Paris Sorbonne
• Doria Johnson, « Lynching, memory, and its modern implications as read through the experiences of U.S. Black women’s culture and bodies », 25 septembre, Rouen
• Joan Wallach Scott, « Les bons usages du genre, et quelques autres », 25 septembre, Paris INALCO
• “Long Life Working… Le genre du vieillissement actif en Suisse”, 27 septembre, Lausanne
• « Subjectivités et rapports sociaux », 4 octobre, Paris Pouchet
• « Le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur : Rendre visible, analyser et combattre », 11 octobre, Paris Diderot
• « Féminité et masculinité altérées: Transgression et inversion des genres au Moyen Age », 21-22 novembre, Lausanne
• « Ordres et Désordres du Sexuel. Psychanalyse et Anthropologie critique », 23 novembre, Paris FIAP
• « Gendered Visibility? », 31 octobre-2 novembre, Stuttgart (Allemagne)
2 – SEMINAIRES :
• « Genre, Médias et Communication », Paris 3
• « Langage(s), genre(s), sexualité(s) » , Paris 3
• « Genre et création dans l’histoire des arts vivants », EHESS
• « Travaux et théories féministes sur le genre dans les activités artistiques et culturelles », EHESS
• « Études sur le genre et la sexualité », EHESS
• « Genre et Globalisation. Regards croisés sur la globalisation du genre », EHESS
• « Genre, récits & événements : la question du corps et sa perception (XVIIIe-XIXe siècles) », EHESS
• « Genre, personne, interlocution, l’approche relationnelle : le cas de l’Assistance Médicale à la Procréation », EHESS
• « « Corps » et sciences sociales. Présentation critique d’ouvrages récents,  en présence de leurs auteurs », EHESS
• « Genre, féminismes et mobilisations collectives », EHESS
• « Épistémologie sociale. Autorité épistémique et genre », EHESS
• « Crise des révolutions arabes, genre et démocratisation », EHESS
• « Usages des théories queer. Normes, sexualités, pouvoir », EHESS
• « Espaces sexués : de la brousse au couvent », EHESS
• « Ce que la recherche fait de la sexualité.  Le déplacement des points de vue, des objets et des débats », EHESS
• « Parenté, identité, sexualité », EHESS
• « Anthropologie du genre », EHESS
• « Poésie, rituel, genre, pragmatique érotique en Grèce ancienne: les poèmes de Sappho », EHESS
• « Genre, génération, ethnicité », EHESS
• « Dynamiques du genre en Afrique », EHESS
• « Anthropologie des religiosités contemporaines au prisme des rapports de genre », EHESS
• « Genre et temporalités de la question sociale », EHESS
• « Sociologie du désir : genre, marché, politique », EHESS
• Isabelle Collet, « Des garçons « immatures » et des filles « qui aiment ça » ? Violence de genre et mixité dans l’enseignement secondaire », 18 septembre, Genève
• Virginie Bonnot, « Idéologies de la justification des inégalités sociales: leur impact sur la perception de soi des femmes et des hommes », 27 septembre, Paris
3 – APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 15 septembre, « Causes sexuelles. Sexualités et mobilisations collectives », Lausanne
• Avant le 16 septembre, « Éros militant : le cinéma de Lionel Soukaz », Paris
• Avant le 15 octobre, « Etudes de genre en France », Lyon ENS
• Avant le 20 octobre, « Le genre à l’épreuve de l’idéal. Approches pluridisciplinaires de la mise en image des corps masculin et féminin », Toulouse 2
• Avant le 4 novembre, « Genre, éducation et travail », revue INITIO
• Avant le 30 septembre, « « Wet Theory »: Creative Writing as Affective Lever in Feminist & Queer Criticism », Harrisburg, Pennsylvania
• Avant le 1er octobre, « Gender, Bodies & Technology: Performing the Human » , Virginia Tech
4 – THESES :
• Sabina Rossignoli, « Identification diasporique et construction de genre dans la vie nocturne antillaise en région parisienne »
• Philippe Prevel, « L’orientation sexuelle. Droit de l’Union européenne. Droit européen des droits de l’homme »
• « The substantive representation of women and ethnic minorities in Belgian politics »
5 – EN LIGNE :
• Contretemps, « Masculinités, colonialité et néolibéralisme. Entretien avec Raewyn Connell »
6 – PUBLICATIONS :
• Raison présente, « Les conflits dans les mouvements sociaux »
• Revue philosophique de la France et de l’étranger, « Penser au féminin au XVIIe siècle »
• Arlette Gautier et Marie-France Labrecque, Avec une touche d’équité et de genre. Les politiques publiques de développement et de santé au Yucatan
• Observatoire de la société britannique, « Politiques familiales et politiques d’emploi « genrées » au Royaume-Uni et en Europe »
• Isabelle Boisclair et Catherine Dussault Frenette (dir.), Les désirantes. Entre arts et littérature
• Marie-Eve Surprenant et Mylène Bigaouette (dir.), Les femmes changent la lutte. Au cœur du printemps québécois
• Martine Delvaux, Les filles en série. Des Barbies aux Pussy Riot

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1 COLLOQUES :

• « La virilité mise à mâle »
Débat organisé par le MAGE dans le cadres des Amphis du MAGE.
Autour de la parution du n°29/2013 de Travail, genre et sociétés :
http://www.travail-genre-societes.com/index.php?/fre/Numeros-parus/Sommaires/2013-n-29
26 septembre, 17h-20h
Amphithéâtre Durkheim, Sorbonne
Intervenant.e.s :
. Christine Guionnet, politiste, Université de Rennes I – CRAPE
. Nicolas Renahy, sociologue, INRA, CESEAR Dijon
. François de Singly, sociologue, Université Paris Descartes – CERLIS
. Anne-Marie Sohn, historienne, École Normale Supérieure de Lyon8 – LARHRA
. Georges Vigarello, philosophe et historien, EHESS – Centre Edgar Morin
Contact :
mage.cnrs@shs.parisdescartes.fr

• Doria Johnson, « Lynching, memory, and its modern implications as read through the experiences of U.S. Black women’s culture and bodies »
Conférence sur l’invitation de Revue Africaine, avec le soutien de l’Ecole Doctorale Histoire Mémoire Patrimoine Langage
mercredi 25 septembre 2013 à 17h à l’Université de Rouen,
dans la Salle de Conférence de la Maison de l’Université, Place Emile Blondel, 76821 Mont Saint-Aignan Cedex
La conférence sera animée par Nathalie Loison, co-secrétaire de Revue Africaine, et est organisée par Oriane Letourneur et Doudou Dieng, rédacteurs en chef. Un pot vous sera offert en fin de conférence, avec présentation de plusieurs numéros de la revue.
Doria Johnson est professeure d’histoire afro-américaine à l’Université de Strayer, Washington, DC. Doria Johnson est une activiste renommée qui a fait pression sur le gouvernement américain pour qu’il reconnaisse ne pas être intervenu pendant les lynchages du début du 20è siècle, et a obtenu gain de cause en 2005, grâce au soutien de Barack Obama, alors sénateur.
Contact :
http://www.revueafricaine.com/contacts.html

• Joan Wallach Scott, « Les bons usages du genre, et quelques autres »
Conférence organisée par l’Institut des humanités de Paris et l’IEC.
La conférence sera suivie d’une discussion avec Éric Fassin (Paris 8/IEC), Gabrielle Houbre (Université Paris Diderot/IHP), Laurie Laufer (Université Paris Diderot/IEC) et Françoise Thébaud (Université d’Avignon).
25 septembre, 17h30 – 20h
Auditorium de l’INALCO Pôle des langues et civilisations 65, rue des Grands Moulins – 75013 Paris
Contact :
gabrielle.houbre@univ-paris-diderot.fr / laurie.laufer@wanadoo.fr

• “Long Life Working… Le genre du vieillissement actif en Suisse
Colloque organisé par l’Institut des sciences sociales Laboratoire de sociologie
Responsables :
Morgane Kuehni
Nicky Le Feuvre
Magdalena Rosende
Céline Schoeni
27 septembre, Lausanne
Présentation :
   En Suisse, comme dans la plupart des pays européens, l’heure est à l’allongement de la vie professionnelle. Les autorités politiques mettent en oeuvre le relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes comme pour les hommes et les débats autour du « vieillissement actif » se multiplient. Les inégalités entre les sexes en première partie de carrière sont plutôt bien documentées, en revanche, la seconde partie de carrière demeure un angle mort de la recherche. L’injonction au maintien en emploi pèse-t-elle de manière uniforme sur les femmes et les hommes après 50 ans? Quelles sont les conditions de travail et les aspirations des seniors des deux sexes? Les entreprises prennent-elles en compte l’avancée en âge des salarié·e·s et l’usure au travail?
Réunissant des chercheur·e·s, des responsables politiques, des spécialistes des ressources humaines et des syndicalistes, ce colloque met en discussion la question du long life working, sous l’angle du genre. L’enjeu est de taille, puisque les femmes de plus de 50 ans sont toujours plus nombreuses sur le marché du travail, qu’elles occupent une position clé dans les solidarités intergénérationnelles et assument l’essentiel du travail de care auprès de leurs proches.
Cette rencontre permettra de nourrir le débat sur cette thématique, en articulant l’analyse des politiques publiques, des politiques d’entreprises et des expériences des seniors, à la lumière des résultats du projet EGALISE (Egalité des seniors en emploi) du PNR60 (FNS).
Programme :
http://www.unil.ch/webdav/site/ssp/shared/actualites/longlife.pdf
Contact :
morgane.kuehni@unil.ch

• « Subjectivités et rapports sociaux »
Demi-journée organisée par les Cahiers du Genre autour du n° 53/2012 de la revue, coordonné par Maxime Cervulle, Danièle Kergoat et Armelle Testenoire
Vendredi 4 octobre 2013 13h30 – 18h30
au CNRS – 59 rue Pouchet – 75017 Paris salle de conférences
Programme :
. 13h30 : accueil autour d’un café
Présentation
Maxime Cervulle, sociologue, Université Paris 8, CEMTI, Danièle Kergoat, sociologue, CRESPPA-GTM et Armelle Testenoire, sociologue, Université de Rouen, DySola
Interventions :
> Eleni Varikas, professeure émérite de science politique, Université Paris 8, CRESPPA-GTM
« Capacité d’agir, résistance, intersubjectivité »
> Yvonne Guichard-Claudic, sociologue, Université de Bretagne occidentale, ARS « De l’intérêt (ou non) du concept d’agency pour comprendre des processus de subjectivation socialement situés »
> Fanny Gallot, historienne, LHEST-IDHE « Les formes de l’agency dans la formation des subjectivités : un concept pour penser les subalternes ? »
> Nacira Guénif-Souilamas, sociologue, Université Paris 8, Experice « Subjectivités sous condition de… »
> Sara Ahmed, professeure en race studies et cultural studies, Goldsmith College, Centre for Feminist Research (Londres) « Willfulness and Feminist Subjectivity »
Débat
u
daniele.senotier@gtm.cnrs.fr

• « Le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur : Rendre visible, analyser et combattre »
Journée d’étude du Centre d’enseignement, de documentation et de recherche pour les études féministes (CEDREF), Université Paris Diderot
Comité d’organisation : Lucia Direnberger, Jules Falquet, Azadeh Kian Avec le soutien de : Pôle Egalité Homme-Femme, Université Paris Diderot
Programme :
   Matin :
Vendredi 11 octobre 2013 Salle des thèses, la Halle aux Farines Université Paris 7-Diderot 9h30-17h30
Avec la participation de :
. Catherine Coutelle, Présidente de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes – Agnès Netter, Cheffe de la Mission de la parité et de la lutte contre les discriminations (MIPADI), Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
. Représentant-e du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche – Pôle Egalité Homme-Femme, Université Paris Diderot – Sylvie Cromer, Maître de conférences, Université de Lille 2 – Christelle Hamel, Chargée de recherche, INED
. Marlen Mendoza-Kahn, post-doctorante sociologue, Université Pierre Mendes- France, Grenoble
Après-midi :
. Collectif de luttes antisexistes contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur (CLASHES) – Nathalie Coulon, Maître de conférences, Lille de 3 et coordinatrice de la Cellule de veille interuniversitaire sur le harcèlement sexuel (CEVIHS)
. Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur – Marilyn Baldeck, Déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT)
. Manon Laurent, Vice-présidente de l’UNEF Bordeaux et Présidente de l’UNEF Sciences Po Bordeaux – Présentation et démonstration d’autodéfense féministe verbale et physique
Contact :
Jules Falquet, juliosorro@gmail.com

• « Féminité et masculinité altérées: Transgression et inversion des genres au Moyen Age »
Colloque international organisé par
Eva Pibiri, Université de Lausanne (Eva.Pibiri@unil.ch) Fanny Abbott, Université de Lausanne (Fanny.Abbott@unil.ch)
21-22 novembre
Salles 189 (jeudi) et 189.1 (vendredi), Amphipôle, Université de Lausanne
Programme :
http://www.unil.ch/cem/page59717_fr.html

• « Ordres et Désordres du Sexuel. Psychanalyse et Anthropologie critique »
Rencontres-débat du CIPA (Collège International de Psychanalyse et d’Anthropologie)
Samedi 23 novembre 2013
De 9h à 18h – Salle Lisbonne FIAP, 30 rue Cabanis 75014 Paris (métro Glacière)
Présentation :
   La psychanalyse a fait du sexuel le chemin du psychisme et a mis en place des représentations retenant la distinction des sexes en tant que matrice fondamentale, réglant ce qui fait écart comme ce qui soude la logique de l’individu à celle du social. Si la stabilité de l’humanité repose sur les ordres du sexuel, a contrario, l’histoire de l’humanité ne cesse de témoigner des désordres auxquels elle est confrontée, par les transformations, les exigences des civilisations, leurs normes et modèles toujours à réinventer.
Actuellement, à la notion de loi pour tous s’est adjointe celle de la dignité de chacun et à la dimension d’égalité, la recherche d’un consentement entre partenaires sexuels. Ainsi le contrat commercial devient-il le paradigme d’une société néolibérale. Le législatif s’est rapproché du citoyen en faisant entrer le Droit dans un rapport direct avec les individus qui tentent de négocier leurs propres idéaux.
Quels seront sur la psyché les effets du social-historique qui va jusqu’à déconstruire l’humain dans ses origines ? A ces complexités, s’ajoute l’impératif pour chacun de devenir soi-même. Ce désir se fonderait-il sur l’idéal de jouissance ? En viendrait-il à rendre poreuses les limites entre sexualité/procréation, sexe/genre, conjugal/parental ?
Les avancées scientifiques surmontent la barrière des corps, amenant des situations impensables auparavant. Ces identités émergentes confrontent les individus, issus d’une société traditionnelle, à un non-savoir, à une perte des repères individuels, familiaux, de couple et de normes unitaires.
Attentive à ces violences du symbolique et à ces nouvelles souffrances, la pratique psychanalytique est un lieu où l’inconscient, les désirs et les subjectivités sociales donnent du sens à l’être existé et s’opposent à son effacement dans la fluidité des identités de la postmodernité.
Ordres et Désordres du Sexuel pourront-ils être pensés ensemble et échapper ainsi aux formes de binarisation, entrer en dialogue ? Tenter d’humaniser le sexuel est la tâche civilisatrice qui incombe à chacun.
Programme :
   9h : Accueil
Ouverture de la journée :
Marie-Laure Dimon
Présidente du CIPA
9h45-12h45
Discutante : Peggy Nordmann
Françoise Sironi
Expériences, alternatives de suivis des transsexuels et des transgenres
Sylvie Faure-Pragier
Contre-transfert et nouvelles techniques de procréation
Emmanuel Diet
Pour une critique radicale du genre
14h30-18h
Intégration du féminin ?
Discutant : Michel Brouta
Natalie Felzenszwalbe
Le triomphe de l’illimité :
droit et traitement du corps
Elsa Dorlin
Sexe, genre et sexualités
Agnès Antoine
Penser la civilisation post-patriarcale
17h45
Conclusion de la journée :
Christine Gioja Brunerie
Contact :
contact@cipa-association.org – www.cipa-association.org

• « Gendered Visibility? »
19. Fachtagung des Arbeitskreises Geschlechtergeschichte der Frühen Neuzeit (AKGG-FNZ)
Vorbereitung und Leitung
Für den Arbeitskreis
PD Dr. Antje Flüchter, Heidelberg
Prof. Dr. Andrea Griesebner, Wien
Prof. Dr. Michaela Hohkamp, Berlin
Dr. Monika Mommertz, Freiburg i.Br.
Prof. Dr. Claudia Opitz-Belakhal, Basel
Für die Akademie
Kerstin Hopfensitz M.A., Stuttgart
31. Oktober – 2. November 2013
Stuttgart-Hohenbeim
(Un-)Sichtbarkeit ist ein Thema, das die Frauen- und Geschlechterforschung seit ihren Anfängen beschäftigt hat. Während es seinerzeit jedoch darum ging, das „andere Geschlecht” überhaupt erst einmal zum Thema der Forschung zu machen, werden wir in Anlehnung an das Konzept der “Visibility” bei der diesjährigen 19. Tagung danach fragen, wer und was im wahrsten Sinne des Wortes in den Blick genommen, sichtbar wird, während anderes übersehen, vergessen, nicht weiter gegeben, nicht transferiert, aufgegeben, vernichtet, unsichtbar gemacht wird. Die Frage nach dem Vorgang des Sichtbar – bzw. Unsichtbarmachens eröffnet neue Perspektiven auf Prozesse der Herstellung von „Wirklichkeiten”. Aus geschlechterspezifischer Perspektive werden wir die mit dem Sichtbar – und Unsichtbarmachen verbundenen Praxisformen ausloten, aber auch das Sichtbare und das Unsichtbare selbst, seine sozialen, kulturellen, religiösen, ökonomischen und politischen Aspekte aus geschlechterspezifischer Perspektive erkunden. Da das Konzept der “Visibility” auch in den Bildwissenschaften diskutiert wird, freut es uns besonders, dass wir die Kunsthistorikerin Univ.-Prof. Dr. Daniela Hammer-Tugendhat für den Abendvortrag gewinnen konnten.
vorläufiges Programm :
   Donnerstag, 31. Oktober 2013
. 16.30 Begrüßung mit Kaffee/Tee
. 17.00 Vorstellungsrunde
. 18.30 Abendessen
. 20.00 Abendvortrag
Univ.-Prof. Dr. Daniela Hammer-Tugendhat, Asymmetrie. Geschlechterkonstruktionen bei Rembrandt
Freitag, 1. November 2013
. 8.00 Frühstück
. 9.00 Visualisieren (Bebildern)
> Dr. Marianne Bournet-Baco (Lille III)
Die Geschlechtsstereotype in den gemalten Ehepaarbildnissen Ludger tom Rings des Jüngeren (1522- 1584)  in Braunschweig
> Dr. Brigitte Rath (Wien)
“Ein Magdalena so hürisch gemalet…” Die Heilige Maria Magdalena in der bildlichen Repräsentation des Spätmittelalters
Kaffee/Tee
> Dr. Dirk Suckow (Trier)
(Un)Sichtbar. Genderaspekte der bildlichen Repräsentation von ‚Zigeunern‘
. 12.30 Mittagessen
. 14.00 Visibilisieren (Sammeln, Schreiben und Erzählen)
> Lisa Spanka, M.A. (Bremen)
Gendered Histories im Museum
PD Dr. Kathrin Keller (Wien)
Gendered News? Frauen und Männer in geschriebenen Zeitungen der Zeit um 1600
Kaffe/Tee
> Dr. Claire Chatelain (Paris/Lille)
Über die (Un)sichtbarkeit. Lorsque la falsification est visible : procès de couple et régime de vérité dans la justice civile d’Ancien Régime.
> Dr. Gabriele Jancke (Berlin)
Die Rezeption Katharinas von Bora oder: Geschichtskonstruktionen als Übungen im strukturierten Unsichtbarmachen
. 18.30 Abendessen
Samstag, 2. November 2013
. 9.00 Entvisibilisieren (Markieren, Ignorieren)
> Dr. Sebastian Kühn (Berlin)
Die doppelte (Un-) Sichtbarkeit fragiler Machtausübung. Überlegungen zu Techniken des Dienens und Bedient-Werdens in Adelshaushalten des 17./18. Jhd.
> Dr. des. Tim Neu (Göttingen)
Markiertheit als Mangel. Anmerkungen zu den Möglichkeitsbedingungen politischer Sichtbarkeit am Beispiel der Kategorie Geschlecht
Kaffee/Tee
. Dr. Julia Funcke| Patricia Kotzauer, M.A. (Jena)
(Un-)Sichtbare Geschlechter. Zum Nutzen von Queer Theory und Material Studies für die Geschlechtergeschichte der Frühen Neuzeit.
Schlussdiskussion
. 13.00 Mittagessen – Tagungsende
Infos :
http://www.univie.ac.at/ak-geschlechtergeschichte-fnz/

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2 – SEMINAIRES :

• « Genre, Médias et Communication »
Programme Automne 2013
Le séminaire est co-organisé par les laboratoires :
CIM (Communication, Information, Médias), équipe MCPN (Médias, Cultures et Pratiques Numériques), Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
COSTECH (Connaissance et Organisation des Systèmes TECHniques), équipe EPIN (Etudes des pratiques interactives du numérique), Université de Technologie de Compiègne
Les séances se dérouleront le vendredi matin de 10h à 12h à l’Institut de Management de l’Information (IMI), Salle De Vinci, 2e étage, 62 bd. Sébastopol, 75003 Paris (Métros Etienne Marcel et Réaumur-Sébastopol)
Présentation :
   Le séminaire Genre, médias et communication présente une série de travaux s’attachant à la question du genre dans la communication et les médias. Des dispositifs d’écriture numérique aux représentations médiatiques en passant par les discours institutionnels, le genre est l’un des rapports sociaux qui organise le monde social et les pratiques au même titre que la classe sociale ou la catégorisation ethnoraciale. Aussi ce séminaire se propose-t-il d’ouvrir un espace de discussion autour des dimensions identitaires et performatives du genre, des modèles de masculinité et de féminité promus et négociés dans les médias et de la sexuation des usages médiatiques. L’objectif est de décrypter les modalités de la représentation et de l’expression du genre, à travers l’analyse des modes de catégorisation, des performances et des traces (ou de l’absence de traces) corporelles dans différents dispositifs médiatiques (web, presse, télévision, cinéma). Deux dimensions connexes seront abordées lors des séances. Avec la médiatisation des controverses sur le mariage pour tous, la parentalité, la parité ou encore le port du voile à l’école se dessine une articulation du genre avec les variables de la sexualité, de la race, de la religion, etc., qu’il nous paraît nécessaire d’explorer. Par ailleurs, il nous semble pertinent d’appréhender les modalités de représentation et les formes d’expression du genre selon les différents médias, reposant sur des dispositifs de médiation qui n’accordent pas la même place à la corporalité. L’attention sera également portée aux outils et méthodes spécifiques à l’analyse du genre dans les médias (analyse linguistique, analyse de discours, analyse sémiotique, analyse sociologique des représentations). Seront privilégiées les approches qui convoquent les sciences de l’information et de la communication ainsi que les disciplines voisines (histoire, cultural studies, sociologie, sciences politiques, psychologie).
Séances Automne 2013 :
– Vendredi 20 septembre, 10h-12h
Marlène-Coulomb-Gully (Université Toulouse II – Le Mirail, LERASS)
Le Genre, une méthodologie traversière
– Vendredi 8 novembre, 10h-12h
Myriam Hernández Orellana (UPEC/CEDITEC) et Stéphanie Kunert, (Celsa-Sorbonne/GRIPIC)
Du « genre » dans les discours de l’Etat : la dimension communicationnelle de la politique publique contre les violences faites aux femmes
– Vendredi 13 décembre, 10h-12h
Karine Espineira (Université Nice-Antipolis, LIRCES)
La construction médiatique du sujet trans : apports de l’analyse intersectionnelle.
Contact :
nellyquemener@hotmail.com

• « Langage(s), genre(s), sexualité(s) »
Cycle de conférences
Octobre – Décembre 2013
Paris 3
Les conférences sont organisées par le Réseau « Genre et Langage » (http://www.univ-paris3.fr/1265211099092/0/fiche___laboratoire/) de l’Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris III.
Institut de Linguistique et de Phonétique Générales et Appliquées
19, rue des bernardins
75005 Paris
Salle : Durand, 2ème etage
Les lundis de 09h45 à 11h15
Programme :
. 21/10 – Pierre Zoberman (Paris 13 SPC – CERC EA 172) « A la recherche de la rhétorique queer ».
. 18/11 – Regis Schlagdenhauffen (EHESS) « Une écriture bisexuelle du désir ? Le journal intime d’Eugène Wilhelm ».
. 25/11 – Patricia von Munchow (Paris V) « Le genre à l’épreuve des guides parentaux ».
. 02/12 – Laura Goudet (Paris VII) – « You niggaz is just like bitches »: discours en ligne, genre et hip hop.
Contact :
luca.greco@wanadoo.fr

• « Genre et création dans l’histoire des arts vivants »
Séminaire organisé par Élizabeth Claire, Catherine Deutsch et Raphaëlle Doyon
1er vendredi du mois   de 9 h à 12 h   (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 6 décembre 2013 au 6 juin 2014
Présentation :
   Ce séminaire invite à une réflexion transdisciplinaire (danse, musique et théâtre) qui dépasse la simple reconnaissance de la contribution des femmes dans le domaine des arts vivants. Nous souhaitons questionner les historiographies et idéaux hérités du Romantisme qui ont construit la figure de l’artiste singulier investi de génie. Nous cherchons à comprendre comment l’encadrement institutionnel des artistes, en écartant la contribution des femmes, ont surdéterminé la reconnaissance et la valorisation de la création au masculin. L’étude des pratiques et des discours des créatrices et des créateurs qui transgressèrent les modèles normatifs de la création à chaque époque nous permettra également d’explorer comment celles-ci ont pensé et/ou construit historiquement des contre-exemples et des stratégies de résistance à ces modèles.
La périodisation de cet enseignement (XVIe-XXIe siècle) se veut assez large de manière à favoriser des analyses tant diachroniques que synchroniques. Une partie de ce séminaire sera consacré à la lecture de textes clés sur l’histoire des arts vivants et le genre, dans le cadre d’un projet d’anthologie critique codirigé par les enseignantes. Enfin, les étudiant-e-s seront tenus d’assister au colloque « Genre et création dans l’histoire. Arts vivants, art de vivre » du 12 au 14 décembre 2013.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/943/

• « Travaux et théories féministes sur le genre dans les activités artistiques et culturelles »
Séminaire organisé par Delphine Naudier
2e et 4e mercredis du mois   de 11 h à 15 h   (salle 3, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 23 octobre 2013 au 22 janvier 2014
Présentation :
   Ce séminaire se déroulera sous la forme d’un atelier divisé en six séances de quatre heures au premier semestre.
L’objectif de ce séminaire est de présenter, sous la forme d’un atelier de lecture de textes théoriques mais aussi d’enquêtes, la dynamique de l’histoire des études et des théories sur le genre. On analysera les conditions de production qui ont présidé à la théorisation des rapports sociaux de sexe, et les différents courants théoriques depuis les années 1970. On verra comment la conceptualisation en termes de genre (Joan Scott) a permis de penser relationnellement la construction des identités hommes-femmes afin de saisir et signifier les rapports de pouvoir entre les sexes. Enfin, on s’intéressera aux apports des théories queer (Judith Butler) qui ont posé la question du genre comme rapport de pouvoir qui refoule, prescrit et produit des effets de genre. Le genre alors est appréhendé à la fois comme performance et performativité identitaire.
Une partie du séminaire sera consacrée aux recherches féministes portant sur les mondes de l’art et de la littérature. On travaillera sur les apports des théories féministes à la sociologie de la culture (Linda Nochlin) développées depuis les années 1970. On s’appuiera sur un ensemble de textes qui ont interrogé la construction sociale de la notion de « canon » dans l’histoire de l’art (Griselda Pollock), et plus précisément dans la théorie littéraire (Toril Moi). En outre, on ressaisira des travaux de socio-histoire des professions artistiques pour comprendre comment se construisent et se recomposent les inégalités d’accès et d’exercice de ces activités entre les hommes et les femmes (Trasfarini). Les travaux empiriques mobilisés dans ce séminaire permettront de mettre au jour les usages que les chercheur-e-s font des théories sur le genre et des théories féministes.
L’approche par textes permettra de solliciter une participation active des étudiants qui se confronteront ainsi directement aux théories abordées. Chaque séance donnera lieu à la présentation d’un article par un-e étudiant-e et la participation au séminaire impliquera pour toutes et tous une lecture régulière des textes proposés.
Delphine Naudier est chargée de recherche affiliée à l’équipe « Cultures et sociétés urbaines » du Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris/CNRS-Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/487/

• « Études sur le genre et la sexualité »
Séminaire organisé par Laure Bereni et Juliette Rennes
Lundi de 9 h 30 à 12 h 30   (amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris),   les 4 novembre, 9 décembre 2013, 13 janvier, 10 février, 10 mars, 7 avril, 12 mai et 2 juin 2014
Présentation :
   Ce séminaire de tronc commun de la spécialité Genre, politique et sexualité (GPS) est animé par les coordinatrices de la spécialité avec la participation de l’équipe pédagogique. Il est obligatoire pour les personnes inscrites dans la spécialité GPS en M1 et M2.
Il est composé de huit séances de trois heures, dont quatre centrées sur les enjeux théoriques et les recherches empiriques dans le domaine des études sur le genre et la sexualité et quatre orientées vers les méthodes d’enquête en sciences sociales, au prisme des travaux sur le genre et la sexualité.
Pour les étudiant.e.s inscrites en M2, la validation du séminaire consiste en un exercice d’observation ethnographique des rapports de genre («observer le genre») effectué par petits groupes encadrés par les tutrices/tuteurs de la spécialité à partir d’une diversité de terrains et donnant lieu à un compte-rendu d’observation écrit. Quant aux personnes inscrites en M1, elles seront chargées d’animer les volets discussions/questions des différentes séances, mais n’auront pas à rendre de travail écrit directement lié au séminaire, la remise de leur mémoire de recherche valant validation du séminaire en M1.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/500/

• « Genre et Globalisation. Regards croisés sur la globalisation du genre »
Séminaire organisé par Ioana Cirstocea, Delphine Lacombe et Élisabeth Marteu
3e lundi du mois   de 16 h à 19 h   (salle 6, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 18 novembre 2013 au 16 juin 2014. Séance supplémentaire le 7 avril 2014 en collaboration avec le CEDREF-Université Paris-Diderot (lieu à confirmer)
Présentation :
   En écho à des recherches universitaires alimentées par des prises de position critiques féministes, de nouvelles problématiques ont été inscrites pendant les dernières décennies sur les agendas de gouvernement. Adopté par de nombreux acteurs institutionnels, le genre est devenu un outil bureaucratique d’action publique en faveur de l’égalité et une catégorie globale d’intervention publique vouée à reconfigurer l’organisation sexuée des sociétés.  S’il reste un instrument heuristique fort puissant, le concept n’en est pas moins désormais un véritable instrument de gestion sociale et de gouvernement politique du monde contemporain. Son appropriation technocratique s’accompagne d’une requalification, voire même d’un éclatement de ses significations, à la faveur d’usages et de véhicules multiples.
Inscrit dans une optique résolument interdisciplinaire, le séminaire “Genre Globalisé” s’attache depuis plusieurs années à déchiffrer les logiques, sociales et politiques, de la prolifération et de la diversification des usages, des contextes, des acteurs et des sens attachés au concept de genre, ainsi que ses modalités de circulation – en particulier les contraintes et les ressources qu’il présente vis-à-vis de populations, Etats et sociétés civiles contrastés.
Les travaux présentés se rassemblent autour de l’hypothèse forte que le genre est une catégorie heuristique pour la sociologie politique de la globalisation. Elle sera déployée à travers l’analyse de phénomènes internationaux à différentes échelles et sous différents angles : production et diffusion de normes de gouvernement à prétention universelle ; transnationalisation des répertoires d’action et des discours des groupes militants ; production internationale, transferts et circulations de savoirs de différents types (académiques et politiques notamment, mais aussi juridiques et économiques) ; multiplication et diversification des échelles d’action (locale/nationale/supra ou transnationale) et articulation entre ces échelles par l’intermédiaire d’acteurs multipositionnés et de réseaux qui croisent les espaces décisionnaires et d’action.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/609/

• « Genre, récits & événements : la question du corps et sa perception (XVIIIe-XIXe siècles) »
Séminaire organisé par Élizabeth Claire et Arlette Farge
1er, 3e et 5e vendredis du mois   de 13 h à 15 h   (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 15 novembre 2013 au 30 mai 2014
Présentation :
   À partir de la question du corps et de sa perception par les acteurs historiques et par les historiens, comment réfléchir à la notion du genre, à ses récits et imaginaires ?  Sans oublier les échos sur le présent, on souhaite interroger l’inscription du corps genré dans l’histoire, et notamment par une attention aux événements (les épidémies, la réouverture du bal masqué en 1800, le persiflage au XVIIIe siècle, l’abolition des clubs féminins sous la Révolution, les pillages de boulangeries au début du XVIIIe siècle, l’arrivée de la valse en Angleterre en 1816, etc.).
Ce questionnement nous invitera à aborder la notion de récit et de narration historique ce qui enrichira notre compréhension des enjeux sociaux qui lie corps et genre.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/613/

• « Genre, personne, interlocution, l’approche relationnelle : le cas de l’Assistance Médicale à la Procréation »
Séminaire organisé par Laurence Brunet, Martine Gross, Jennifer Merchant et Irène Théry
2e et 4e mardis du mois   de 13 h à 17 h   (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 12 novembre 2013 au 10 juin 2014
Présentation :
   De quoi parlons-nous quand nous évoquons la distinction sociale masculin/féminin ? La plupart des théories actuelles considèrent comme une évidence de définir le genre comme un attribut identitaire des personnes. Elles adoptent ainsi une philosophie dualiste opposant le « moi » (doté d’une identité de genre) et le « corps » (doté d’une identité de sexe). Mais une alternative est possible : refuser un tel dualisme et considérer le genre comme une modalité des actions et relations dotées de sens.
Ce séminaire développe une approche relationnelle du genre fondée sur une anthropologie historique et comparative renouvelée par les apports de la philosophie analytique de l’action et de l’interlocution. Concevant la personne non comme une hypostase, un « moi » ou « self » intérieur, mais comme l’individu tour à tour agent, patient et attributaire de l’actus humanus, cette approche place au centre de l’attention l’alternance entre les trois personnes grammaticales distinguant/liant les trois positions de l’interlocution : le je de celui qui parle, le tu de celui à qui on parle, le il/elle de celui ou celle dont on parle. Ce séminaire est divisé en deux séquences :
a) La séquence I : « Théorie relationnelle du genre », est animée par Irène Théry, directrice d’études à l’EHESS. Elle sera consacrée cette année au thème : “De la question des sexualités à celle des sexes : une analyse relationnelle des enjeux juridiques de l’homoparentalité”. Revenant sur quinze ans de controverses sur l’homoparentalité en France, on montrera que la théorie relationnelle du genre permet de distinguer non pas 2 mais bien 4 pôles contradictoires au regard de l’analyse des normes et des enjeux de droit.
b) La séquence II : « Genre, personne et parenté dans l’Assistance médicale à la Procréation (AMP) » est animée par  Laurence Brunet (Université Paris-I), Martine Gross (EHESS), Jennifer Merchant (Université Paris-II), Irène Théry (EHESS). Le thème de cette année sera : “Après la loi instituant une filiation adoptive de même sexe , les sciences sociales face au défi bioéthique”. Notre hypothèse est que prendre en compte la dimension du genre et appréhender l’AMP comme un ensemble de relations sociales, renouvelle de façon décisive des question aussi diverses que : Les normes de préservation/non préservation de la fertilité personnelle (pour les hommes, pour les femmes), l’organisation des dons de sperme, d’ovocyte, d’embryon et de gestation dans le « don d’engendrement », l’anonymat des dons et le droit d’accès aux origines personnelles des personnes nées d’AMP, les conditions d’accès à l’AMP (couples de sexe opposé, couples de même sexe, personnes seules), les modèles sexués et familiaux implicites qui président à l’approche française dite « thérapeutique », les distinctions et rapports entre les concepts de « procréation », « d »engendrement » et de « filiation » en socio-anthropologie de la parenté etc….
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/940/

• « « Corps » et sciences sociales. Présentation critique d’ouvrages récents,  en présence de leurs auteurs »
Séminaire organisé par Stéphanie Hennette-Vauchez, Sébastien Lemerle et Dominique Memmi
Vendredi   de 10 h à 13 h   (salle 1, RdC, bât. le France 190-198 av de France 75013 Paris),   cf. calendrier ci-dessous
Présentation :
Ce séminaire vise à rendre raison de la floraison saisissante depuis le milieu des années 90 en histoire, sociologie, anthropologie, science politique, d’ouvrages consacrés aux questions du corps, de la santé, de l’administration du vivant. Elle incite à inventorier, par delà singularités apparentes et spécificités disciplinaires, les pensés et impensés communs à cette humeur du temps si soucieuse du destin du corps et du biologique. Ce séminaire se tient sous l’égide conjointe de la MSH-Paris Nord et de la Fondation MSH-Paris,  et a été intégré dans deux masters de l’EHESS.
Infos et programme :
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/942/

• « Genre, féminismes et mobilisations collectives »
Séminaire organisé par Marion Charpenel, Alban Jacquemart, Camille Masclet et Bibia Pavard
EHESS – Planning en cours de validation
Présentation :
   Dans la continuité des réflexions menées ces dernières années, le séminaire Genre, féminismes et mobilisations collectives sera consacré cette année à l’appréhension des dimensions genrées des répertoires d’action militants et à l’analyse des répertoires d’action des mobilisations féministes. Le séminaire s’intéressera en particulier à la diversité dans le temps et dans l’espace des répertoires d’action mobilisés par les mouvements féministes. Il s’agira également de questionner l’accès et le recours différenciés des hommes et des femmes aux répertoires d’action des mouvements sociaux. Enfin, le séminaire interrogera le rôle des répertoires d’action dans les processus de construction des identités genrées militantes.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/1003/

• « Épistémologie sociale. Autorité épistémique et genre »
Séminaire organisé par Gloria Origgi
Lundi   13 h à 15 h   (salle des artistes, 96 bd Raspail 75006 Paris),   du 17 février 2014 au 19 mai 2014
 Présentation :
   L’épistémologie sociale s’interroge sur la question de la justice épistémique dans les politiques de crédibilité. À qui faisons-nous confiance et quel sont les critères d’attribution d’autorité épistémique ? L’épistémologie féministe explicite les biais dans l’attribution de crédibilité aux femmes. Dans ce séminaire nous adopterons une perspective différente : au lieu de nous demander quels sont les déficit de crédibilité dont les femmes sont victimes, le séminaire explore l’autorité épistémique féminine. Fait-on confiance aux femmes pour les mêmes raisons pour lesquelles on fait confiance aux hommes ? Y a t-il une spécificité de l’autorité féminine ? En explorant les résultats en sciences cognitives sur la différence de genre dans la cognition, ainsi que l’histoire culturelle des modèles d’autorité féminine, le séminaire défie une vision abstraite de la cognition humaine en l’ancrant dans la différence de genre.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/1071/

• « Crise des révolutions arabes, genre et démocratisation »
Séminaire organisé par Nacira Guénif et Farhad Khosrokhavar
Mercredi   de 15 h à 19 h   (salle 9, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 6 novembre 2013 au 26 février 2014
Présentation :
   Le séminaire sur les révolutions arabes aura un double volet : l’analyse sociologique de ces révolutions d’un côté ; l’analyse sociologique du regard occidental sur ces révolutions, de l’autre.
Dans la première partie, on traitera des dimensions suivantes :
– la crise liée à la réémergence de la violence dans l’espace public, en contradiction avec l’adage fondamental de ces révolutions fondées sur la paix (salmiyah). Cette crise se laisse entrevoir dans la rue (Tunisie, Égypte), mais aussi, dans la manière dont de nouveaux acteurs se réclamant du religieux (les Salafistes) viennent faire compétition avec les Frères Musulmans (Égypte) et Ennahda (Tunisie).
– La réintroduction des relations géo-politiques et stratégiques qui restructurent un certain nombre de conflits comme en Syrie, mais aussi au Yemen, à Bahrein… les nouvelles formes de sectarisme reviennent dans l’espace social, restructurées par la crise de l’État, les nouveaux mouvements sociaux et la crise du politique… Ceci remet en partie en cause la nouvelle conception de la citoyenneté défendue par les révolutions arabes.
Mon livre en anglais The New Arab Revolutions that Shook the World vient de paraître aux EU (Paradigm publishers, 300 pages) où je tente de mettre en valeur ces nouvelles dimensions, notamment dans une perspective historique, servira, entre autres, de repère, ainsi que certains nouveaux articles.
Le second volet concerne le regard occidental à ce sujet. En 2011, les pays occidentaux ont été comme frappés de tonnerre par les évènements, puis révoltes, puis révolution qui se passaient de l’autre côté de la Méditerranée, en Tunisie d’abord, puis très vite en Égypte aussi. Le monde euro-atlantique ne cesse depuis de se poser des questions sur le contenu de ces révolutions. Ces critères occidentaux ont été construits pour une bonne part dans un contexte de colonisation et/ou de domination économique, pré- ou post-coloniale. Les interrogations portent sur les droits humains universels, mais dans une conception plutôt ethnocentrique – ici occidentalocentrique – de l’universel. De même, les interrogations sur l’égalité hommes-femmes, menées dans une perspective dite universaliste, incorporent de nouvelles définitions des pré-requis de cette égalité – la laïcité étant de plus en plus définie comme suspicieuse vis-à-vis du religieux qui récusent d’entrée de jeu la possibilité même de la prise en compte d’éléments provenant des cultures à l’œuvre dans ces soulèvements.
Il s’ensuit que dans le moment même où les sociétés concernées – Tunisie, Égypte, Syrie, Yémen, etc. – semblent tendre vers des modèles occidentaux, elles soulèvent des espoirs de ressemblance dans les pays occidentaux. Mais les révolutions arabes suivant leur voie, et non celle d’un modèle occidental, elles suscitent en Occident autant de frustrations et de déceptions qu’elles ne soulèvent d’espoirs. Les révolutions arabes sont donc autant la fin d’un malentendu entre les deux rives de la Méditerranée que le lieu de production de nouveaux malentendus et de nouvelles ambiguïtés.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/123/

• « Usages des théories queer. Normes, sexualités, pouvoir »
Séminaire organisé par Élizabeth Claire, Amélie Le Renard, Delphine Naudier et Geneviève Pruvost
2e et 4e lundis du mois   de 17 h à 20 h   (amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 27 janvier au 12 mai 2014. Séance supplémentaire le 7 avril (même heure, même salle)
Présentation :
   Des concepts et approches issus des théories queer – des ouvrages fondateurs, pour beaucoup d’entre eux écrits dans le contexte académique états-unien, aux ramifications plus récentes des performance studies, postcolonial queer studies, trans studies et autres, y compris en Europe – ont inspiré nombre de recherches empiriques autour de la déconstruction des normes de genre et de sexualité. Ce séminaire transdisciplinaire a pour objet de réfléchir aux appropriations de ces concepts et approches, à leurs enjeux, à leurs modalités, à la manière dont la confrontation à un matériau empirique (qu’il soit issu d’enquêtes ou d’archives) peut permettre de les faire travailler mais éventuellement aussi de révéler leurs limites ou la nécessité de les articuler avec d’autres, dans le cadre de démarches sociologiques, historiques ou géographiques (sans exclusive).
Ce séminaire bimensuel (8 séances de 3 heures) sera ouvert à tous les partenaires du campus Condorcet et permettra d’inviter des collègues des établissements partenaires à venir présenter et discuter de leurs usages de concepts et approches issus de ce corpus. Les séances seront articulées autour de la discussion de concepts développés dans les études queer, par exemple transgression, performance, subjectivation, ou de thématiques et domaines d’étude qui peuvent être ré-éclairés par ce prisme, comme le corps, les médias, le travail, l’écoféminisme. Pour chaque séance, des lectures préalables seront conseillées, afin d’enrichir les discussions et de faire connaître des auteur-es parfois peu lus en France, au-delà des principales figures de la queer theory. Le séminaire s’enrichira de l’intervention de chercheurs venus d’autres contextes académiques.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/293/

• « Espaces sexués : de la brousse au couvent »
Séminaire organisé par Klaus Hamberger
1er, 3e et 5e jeudis du mois   de 13 h à 15 h   (salle 4, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 7 novembre 2013 au 19 juin 2014
Présentation :
   Ce séminaire s’inscrit dans un programme de recherche consacré à la topologie sexuelle de l’espace social. Nous étudierons, à travers l’analyse comparative de la morphologie spatiale de sociétés voisines dans différentes régions du monde, le rôle que joue la différence des sexes dans l’organisation de l’espace domestique et public.
Cette année, nous nous tournerons vers les sociétés de la Côte de Guinée (du Nigéria au Sénégal), dont la morphologie sociale est souvent caractérisée par l’interaction entre une logique agnatique, généralement associée à un principe de contiguïté, et une logique utérine, marquée par un principe de substitution. Ces logiques peuvent se combiner dans une grande variété de formes d’organisation, des sociétés virilocales dont l’espace agnatique se divise en segments issus de la « même mère », aux sociétés matrilinéaires où l’idéal de contiguïté entre parents paternels ne se réalise que transitoirement ou dans la projection d’un lieu d’origine mythique.
Ces logiques relationnelles sexuées n’opèrent pas uniquement dans l’espace résidentiel, mais également dans l’espace rituel, dont le schéma génératif repose fréquemment sur la dichotomie entre « village » et « brousse ». Matérialisée aussi bien dans les forêts sacrées ou les cimetières des mauvais morts que dans les enclos initiatiques ou les « couvents » de vodou, la « brousse » représente ici moins une localité déterminée que le lieu de l’Autre en tant que tel, l’espace rituel servant de modèle pour concevoir et pour façonner la relation à l’Autre. En étudiant comment la différence des sexes entre dans la construction de cet espace modèle, nous pourrons mieux comprendre la façon dont les principes « paternel » et « maternel » interagissent pour engendrer le réseau complexe des relations sociales en Afrique de l’Ouest.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/305/

• « Ce que la recherche fait de la sexualité.  Le déplacement des points de vue, des objets et des débats »
Séminaire organisé par Michel Bozon
Mercredi   de 11 h à 13 h   (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 23 octobre 2013 au 5 février 2014. Pas de séance les 6 et 20 novembre 2013
Présentation :
   Cette année, le cours est centré plus particulièrement sur les recherches en sciences sociales sur la sexualité et sur les déplacements sociaux et politiques qu’elles traduisent ou induisent. Comment les chercheur-e-s réfléchissent-elles/ils et abordent-elles/ils la sexualité ? Quels nouveaux domaines ouvrent-ils/elles et quelles nouvelles questions font-ils/elles surgir ? Comment le débat public en est-il nourri ? On mettra en évidence les mutations de regard et d’attitude qu’implique la confrontation critique de la recherche aux évidences communes, si prégnantes dans le domaine de la sexualité.
La sexualité et le genre sont des domaines par excellence dans lesquels le point de vue des chercheur-e-s fait partie de la recherche. Il n’en demeure pas moins que les modes d’engagement dans la recherche, de participation au terrain ou d’interaction avec les témoins/acteurs sont divers, selon les objets, selon les méthodologies mais aussi selon les appartenances des personnes.Alors que certaines recherches mettent en avant la proximité et la connivence avec un milieu et avec des personnes, d’autres misent sur une distance contrôlée et sur une attitude de réserve à leur égard. Dans tous les cas, la sexualité reste un objet sensible, et le processus même de la recherche pousse à développer une réflexivité particulière à l’égard de l’expérience sexuelle, qui accompagne la croissance historique de la réflexivité dans la sexualité et dans l’intimité.
La recherche sur la sexualité dévoile de nouveaux objets et pose des questions qui n’étaient jusqu’alors pas posées. Ainsi des travaux menés sur la sexualité en prison, sur la mise en place de l’éducation à la sexualité, sur la violence sexuelle, sur le tourisme sexuel, sur Internet et la sexualité mais aussi sur la sexualité dans les couples lesbiens, sur la transition chez les trans’, sur les nouvelles formes de prostitution obligent-ils à s’interroger sur les significations de la sexualité, mais aussi sur le fonctionnement des institutions ou sur les modes de construction de soi.
Les recherches nourrissent et déplacent les réflexions et débats publics sur la sexualité. Citons les mises en cause de l’hétéronormativité, notamment mais pas seulement à partir de la réflexion queer. Les recherches permettent d’analyser les nouvelles paniques morales autour de la sexualité, dont la jeunesse est l’objet, ou d’interroger l’obligation contemporaine à être sexuellement actif de manière continue, qui marginalise ceux/celles qui ne le sont pas.  Objet de réflexion pour les féministes, la sexualité fait apparaître des divergences entre les féminismes, par exemple sur la question de la prostitution. La notion de consentement utilisée en droit et dans le sens commun est devenue elle aussi objet de débat, au fil du déplacement des seuils de l’inacceptable en matière de violence sexuelle.
À travers des exemples précis empruntés à des univers culturels divers, on montrera ainsi comment la recherche favorise un renouvellement des points de vue, des données de référence et de la réflexion critique sur la sexualité.
Programme :
. Mercredi 23 octobre : Sciences sociales et recherches sur la sexualité : mettre en cause les évidences communes
. Mercredi 30 octobre : Autonomie sexuelle des  jeunes et  panique morale adulte : les habits neufs du discours conservateur
. Mercredi 13 novembre : L’obligation au sexe à l’époque contemporaine. Description du phénomène, interprétations, critiques
. Mercredi 27 novembre :  Emmanuelle Beaubatie (doctorante EHESS),  Décrire la transition de genre chez les trans’. L’importance des conditions matérielles
. Mercredi 4 décembre : Natacha Chetcuti (postdoctorante, GTM-CrESSPA),  Comment la sexualité lesbienne donne à penser
. Mercredi 11 décembre : Les scripts de la sexualité de Gagnon et Simon, ou l’art de distinguer les composantes de la sexualité
. Mercredi 18 décembre : Augmentation de la violence sexuelle, ou redéfinition de l’intolérable ?
. Mercredi 8 janvier : Myriam Joël-Lauf (postdoctorante Université Paris Ouest),  La sexualité en prison de femmes. Une exacerbation des normes de genre
. Mercredi 15 janvier : Marie Bergström (doctorante Sciences Po), Les sites de rencontre sur Internet. Ce qui change et ce qui ne change pas dans les scénarios de la sexualité
. Mercredi 22 janvier : La prostitution dans une comparaison internationale : définitions, politiques, contextes sociaux, comportements
. Mercredi 29 janvier :  L’allongement de la vie sexuelle, un vieillissement genré
. Mercredi 5 février : Nouveau régime normatif de la sexualité, nouvelle réflexivité, nouvelles pré-constructions sociales. Description d’un cycle.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/815/

• « Parenté, identité, sexualité »
Séminaire organisé par Laurent Barry
1er et 3e mardis du mois   de 13 h à 15 h   (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 5 novembre 2013 au 17 juin 2014
Présentation :
   Nous poursuivrons le séminaire initié l’année précédente en nous penchant sur la manière dont la parenté se constitue à partir de la perception de l’identité commune que nous entretenons avec certains des êtres qui nous entourent.
Cette appréhension des frontières de la parenté, des limites de cette identité, pose bien entendu la question de son internalité et de l’émergence de l’institution de la prohibition de l’inceste. Nous examinerons donc ici les différentes théories – qu’elles émanent des recherches en sciences sociales ou en sciences de la vie – qui tentent d’en décrypter les logiques.
Mais qui s’il y a des frontières c’est qu’il existe un au-delà, où sexe et mariage prennent place. Nous nous intéresserons donc également aux mécanismes, positifs cette fois, qui régulent nos sexualités. Nous partirons pour ce faire d’une relecture à la fois critique et constructive de la théorie de la sélection sexuelle de Charles Darwin, pour nous diriger vers un modèle susceptible de mieux intégrer la dimension éminemment sociale de celles-ci.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/1197/

• « Anthropologie du genre »
Séminaire organisé par Gianfranco Rebucini
EHESS – Planning en cours de validation
Présentation :
À travers une introduction générale à la question du genre, ce séminaire se propose d’analyser les différents débats qui ont animé et qui animent l’anthropologie sur ce sujet. On se concentrera en premier lieu sur les développements théoriques et sur l’avènement des Gender Studies (études de genre). Plus particulièrement, on analysera la place que les études de genre ont occupé et occupent dans la discipline anthropologique. À partir des années 1980, les Queer Studies et les critiques du Black Feminism et du féminisme postcolonial ou transnational ont mis en lumière les limitations politiques et ethnocentrées intrinsèques des catégories d’analyse propre du féminisme libéral hégémonique pour comprendre les réalités sociales des sociétés post-coloniales et dans la globalisation. Ces courants de pensée féministes ont en effet pris au bras le corps les questions du pouvoir concernant le genre et les sexualités dans un contexte global comme plus proprement local. Cette année, il sera ainsi question d’étudier une désormais abondante littérature anthropologique traitant de sujets propres aux phénomènes de globalisation, concernant par exemple les rapports complexes entre les politiques de gender mainstreaming  et de défense des Droits Humains des organisations internationales telles l’ONU et les ONGs et les configurations des rapports de genre et sexualité dans les sociétés locales. Les questions du traitement biopolitique des corps trouveront également une place importante dans ce séminaire qui s’inscrit dans les préoccupations et dans le cadre scientifiques du laboratoire LAIOS. Le séminaire se veut un espace interactif et de participation, et la présence active des étudiant•e•s est demandée (lectures, exposés, etc.).
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/1195/

• « Poésie, rituel, genre, pragmatique érotique en Grèce ancienne: les poèmes de Sappho »
Séminaire organisé par Claude Calame
Vendredi   de 11 h à 13 h   (INHA, 2 rue Vivienne 75002 Paris),   les 8 et 22 novembre, 6 décembre 2013, 10 et 24 janvier, 7 et 28 février, 21 mars, 11 avril, lundi 28 avril (salle Pierre-Jean Mariette), 16 et 30 mai 2014. Une journée d’études sera programmée ultérieurement
Présentation :
   Les poèmes de Sappho, pour nous fragmentaires, appartiennent aux formes poétiques du mélos: non pas « poésie lyrique », mais manifestations d’action poétique. Ces poèmes impliquent une forte pragmatique esthétique et émotionnelle, par la performance chorale, dans des conditions d’énonciation largement ritualisées : ils requièrent donc une perspective d’anthropologie historique assortie d’une sensibilité aux procédures linguistiques de l’énonciation.  Pour Sappho, ces poèmes s’inscrivent dans une tradition de diction mélique renvoyant au chant comme pratique rythmique du corps. Ils sont en général relatifs aux différentes phases de développement, par la pratique des arts des Muses, de la beauté et de la maturité féminines jusqu’à l’accomplissement dans le mariage sous le signe d’Aphrodite et d’Eros. Dans des relations homoérotiques asymétriques à interroger selon les critères du « gender », les poèmes de Sappho seront éclairés en comparaison différentielle avec d’autres poèmes érotiques grecs et avec les formes de poésie d’action d’autres cultures. Par l’activation d’une mémoire poétique, les relations énonciatives et érotiques mises en scène dans les poèmes de Sappho portent à jeter un regard décentré sur les concepts modernes d'(homo/hétéro-)sexualité et de « gender ».
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/540/

• « Genre, génération, ethnicité »
Séminaire organisé par Sandrine Bretonnière, Giulia Fabbiano, Sylvain Kerbourc’h et Alexandra Poli
1er, 3e et 5e mardis du mois   de 11 h à 13 h   (salle 2, RdC, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris),   du 7 janvier 2014 au 17 juin 2014
Présentation :
   Nous poursuivrons la réflexion engagée depuis 2010 sur l’articulation du genre, de l’ethnicité et de la génération au sein de phénomènes sociaux contemporains. Après avoir concentré l’analyse sur la manière dont ces trois dimensions ont structuré « la question de l’immigration » et « la question musulmane » en France, nous déplacerons cette année notre attention du thème de « l’immigration » en tant que problème social, aux « migrations » en tant que champ social façonné par les tensions, les articulations et les ruptures qui se jouent entre les orientations normatives locales, nationales et globales et la subjectivité des acteurs. Il s’agira d’explorer la manière dont les dimensions du genre, de l’ethnicité et de la génération balisent la construction du champ migratoire. Trois thèmes, mobilisés dans leurs résonnances avec l’expérience migratoire nous guideront dans notre raisonnement : les discriminations, le corps et la santé, les imaginaires postcoloniaux. Nous étudierons les enjeux que ces thèmes  soulèvent au prisme du genre, de la génération et de l’ethnicité au sein de plusieurs espaces nationaux ainsi que la manière dont ils traversent les frontières et peuvent être envisagés dans une perspective transnationale.
En s’appuyant sur des recherches empiriques récentes ou en cours, le séminaire se structurera autour de trois niveaux d’analyse : l’émergence et les mutations des thèmes du corps et de la santé, des discriminations et des imaginaires postcoloniaux au sein du champ migratoire ; les parcours et les pratiques des acteurs ; les formes de relation qui peuvent s’opérer entre les sciences sociales et diverses institutions autour de ces thèmes.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/83/

• « Dynamiques du genre en Afrique »
Séminaire organisé par Emmanuelle Bouilly, Alice Degorce, Anne Hugo, Agnès Laîné et Ophélie Rillon
Lundi   de 14 h à 17 h   (bd Raspail 75006 Paris),
Présentation :
Ce séminaire est organisé par des historiennes et des anthropologues qui enquêtent sur la dimension genrée des sociétés, le genre étant davantage compris comme une grille de lecture que comme une thématique en soi. Il s’agira de saisir les modalités selon lesquelles les sociétés africaines, les Africain-e-s en migration ou les Européen-ne-s en contexte africain définissent les identités et les assignations de genre, et organisent les rapports sociaux de sexes. Si l’un des postulats est que toute relation sociale est genrée, on s’attachera cependant à souligner la fluidité des identités de genre – y compris masculines – sans oublier que d’autres variables (statut, classe, âge…) sont toujours à l’œuvre dans l’élaboration des relations sociales d’altérité, des rapports interpersonnels, comme des identités personnelles.
Programme :
. 14 octobre 2013 (CEAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail)
. 25 novembre 2013 (salle 6, 105 bd Raspail)
. 9 décembre 2013 (salle 8, 105 bd Raspail)
. 13 janvier 2014 (salle 8, 105 bd Raspail)
. 10 février 2014 (salle 3, 105 bd Raspail)
. 10 mars 2014 (salle des étudiants, IISMM, 1er étage, 96 bd Raspail)
. 31 mars 2014 (CEAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail)
. 12 mai 2014 (salle des étudiants, IISMM, 1er étage, 96 bd Raspail)
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/683/

• « Anthropologie des religiosités contemporaines au prisme des rapports de genre »
Séminaire organisé par Alice Degorce, Jean-Pierre Dozon, Frédérique Louveau, Fabienne Samson, Kadya Tall et Tal Tamari
1er, 3e et 5e mercredis du mois   de 14 h à 17 h   (CEAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail 75006 Paris),   du 15 janvier 2014 au 18 juin 2014
Présentation :
Ce séminaire continue d’interroger les formes plurielles de production religieuse de la modernité, avec cette année une attention particulière pour la manière dont se négocient les relations de genre dans l’espace religieux. Les séances s’attacheront ainsi à analyser les discours produits sur la distinction sociale et les rapports entre genres, les pratiques concourant à les façonner, ou encore les revendications d’émancipation qui, tout en trouvant un ancrage dans les questions religieuses, interrogent la vie politique et sociale. Elles mettront l’accent sur les traductions contextualisées des grandes traditions religieuses et privilégieront une perspective comparative, en partant du contexte subsaharien mais sans s’y limiter.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/672/

• « Genre et temporalités de la question sociale »
Séminaire organisé par Marc Bessin
Vendredi   de 13 h à 15 h   (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris),   du 8 novembre 2013 au 21 février 2014
Présentation :
Dans le prolongement des années précédentes, ce séminaire porte sur les temporalités sexuées du care ; il entend ainsi étudier les enjeux politiques des interventions pour autrui (médico-sociales et plus largement tous types d’accompagnement de la personne) et contribuer à une sociologie des présences sociales. Celle-ci consiste en une description et une analyse des prises en charge et des pratiques d’accompagnement et de soins, ces activités professionnelles ou profanes étant observées comme des processus (attention et écoute, élaboration et coordination, émotions et actions concrètes, réception…) et envisagées dans leurs dimensions à la fois morales et pratiques, à partir de leurs enjeux de temporalisation et de sexuation. Envisager en ces termes les relations qui s’établissent entre une ou plusieurs personnes dans le besoin et des professionnel-le-s ou profanes qui tentent d’y répondre, permet de ne pas se limiter à une situation dyadique et de ne pas la restreindre au moment présent. Cette présence s’inscrit dans des dispositifs de la société qu’il faut considérer pour situer les enjeux politiques de la question sociale, afin de ne pas céder à leur délimitation à la sphère privée et individuelle.
Cette année, le séminaire s’intéressera plus particulièrement aux prises en charge en lien avec le parcours de vie et aux présences intergénérationnelles. Selon les âges de la vie, le besoin  de care s’impose plus ou moins, mais au-delà d’une dépendance accrue aux extrémités de l’existence, il convient d’appréhender les prises en charge et leur réception de manière dynamique et dans sa logique d’échange différé, en considérant la dimension intergénérationnelle des présences sociales. Cette problématisation permet en outre d’appréhender l’âge comme une catégorie sexuée. On interrogera notamment les pratiques d’entreprise ou de solidarité qui convoquent l’intergénérationnel en prônant de nouveaux modèles de la transmission et de l’entraide.
Le séminaire fonctionnera sur la base de présentations de recherches, de lectures de textes et d’un travail sur des enquêtes et des matériaux empiriques émanant notamment d’une recherche sur l’activité d’une association d’entraide intergénérationnelle. Certaines séances basées sur des interventions d’invité-e-s seront préparées par des discussions sur leurs publications.
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/816/

• « Sociologie du désir : genre, marché, politique »
Séminaire organisé par Manuela Salcedo et Mathieu Trachman
1er et 3e vendredis du mois   de 9 h à 11 h   (salle des artistes, 96 bd Raspail 75006 Paris),   du 6 décembre 2013 au 20 juin 2014
Présentation :
   Ce séminaire entend proposer quelques pistes pour mettre en œuvre une sociologie du désir. Sans prétendre prendre en compte toutes les formes de désirs, il s’inscrit dans une tradition féministe d’analyse critique des relations intimes, conjugales et sexuelles. L’enjeu n’est pas seulement de faire du désir ce qui occulte ou nie la domination en l’inscrivant dans les corps, mais de l’aborder comme un révélateur des rapports de pouvoir. Deux pistes de recherche seront explorées. D’une part, la constitution des sujets de désir : la sociologie de la sexualité ou de la conjugalité montre qu’il est possible de mettre en évidence les ancrages sociaux des préférences amoureuses ou sexuelles. Prolongeant ces analyses, nous nous attacherons aux formes d’érotisation des rapports sociaux, et aux manières dont elles distinguent les individus. D’autre part, les processus de légitimation et d’illégitimation des désirs : certains sont dicibles tandis que d’autres sont honteux ; certains sont réprimés, d’autres sont au contraire encouragés. Il s’agira de préciser les enjeux et les évolutions de cette politique du désir, en s’attachant en particulier aux groupes et aux instances qui opèrent ces partages. La tension entre un État qui peut s’instaurer juge des désirs de chacun, et les marchés, sexuels notamment, qui peuvent au contraire encourager l’expression des désirs minoritaires semble de ce point de vue centrale. Quelles expériences, institutions, techniques permettent d’établir un rapport entre l’individu et ses désirs ? Comment s’établit une hiérarchie des désirs, et comment s’articule-t-elle aux autres rapports sociaux ?
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2013/ue/882/

• Isabelle Collet, « Des garçons « immatures » et des filles « qui aiment ça » ? Violence de genre et mixité dans l’enseignement secondaire »
Conférence
Mercredi 18 septembre
18h15-20h, Uni-mail salle R070, Genève
Résumé :
   La violence de genre à l’école est une démonstration des difficultés de la mixité. Des garçons s’attachent à ne pas éprouver d’empathie envers les filles et les garçons jugés féminins afin de pouvoir exercer à leur dépend une violence qui attestera de leur virilité. Des filles partagent avec les garçons le rejet des filles de mauvaise réputation. Seule une mixité réfléchie, travaillée en classe, permet de recréer le lien d’empathie nécessaire entre élèves.
http://cms.unige.ch/cours.publics.fpse/

• Virginie Bonnot, « Idéologies de la justification des inégalités sociales: leur impact sur la perception de soi des femmes et des hommes »
Séance  du séminaire « Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines »
Vendredi 27 septembre 2013.
14h à 16h30 au Jardin des Plantes (MNHN), Grand Amphithéâtre d’Entomologie, 43 rue Buffon 75005 Paris
Virginie Bonnot est maîtresse de conférences en psychologie sociale à l’Université Paris Descartes, Laboratoire de psychologie des menaces sociales et environnementales
Contacts :
peyre@mnhn.fr ; wiels@igr.fr ; nicole.mosconi@wanadoo.fr

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3 – APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 15 septembre
« Causes sexuelles. Sexualités et mobilisations collectives »
Colloque international, Lausanne, 29-31 mai 2014
Comité d’organisation: Christophe Broqua, Thierry Delessert, Catherine Deschamps, Olivier Fillieule, Jean-Yves Le Talec, Sibylla Mayer, Vanessa Monney, Marta Roca i Escoda, Michael Voegtli.
Argumentaire :
   Le CRAPUL (Centre de recherche sur l’action politique de l’Université de Lausanne), le CEG LIEGE (Centre en études genre LIEGE) et le GT07 (Groupe de travail « Sociologie des sexualités ») de l’AISLF (Association internationale des sociologues de langue française) organisent un colloque international sur les mobilisations collectives relatives à la sexualité.
De la contraception au « mariage gay », en passant par l’avortement, la prostitution ou le viol, nombreuses sont les questions sexuelles ayant suscité des mobilisations au cours des dernières décennies. En effet, depuis le phénomène de « libération sexuelle » observé principalement dans les pays occidentaux au cours des années 1970, les « causes sexuelles » se sont multipliées partout dans le monde, sans pour autant toujours inspirer l’attention académique qu’elles méritent. Ce colloque est ainsi consacré aux mobilisations relatives à la sexualité, sans limite historique ni géographique.
En même temps que les questions classiques sur les acteurs et les contextes des mobilisations, nous souhaiterions approfondir la réflexion selon les axes suivants :
. Les causes sexuelles sont souvent construites autour de positions contrastées voire fortement clivées. Dès lors, en même temps que les relations entre mouvements sociaux et pouvoirs publics ou institutions, il s’agit d’analyser les dynamiques des relations entre mobilisations et contre mobilisations, en montrant ce que la construction des causes doit à ces affrontements entre positions antagoniques. Une telle perspective induit de définir les champs d’alliance et de conflit de manière élargie, en y incluant des acteurs aussi divers que les Églises ou les entreprises, etc.
. De plus en plus souvent, les causes sexuelles apparaissent désenclavées, objets de formulations internationales. Qu’il s’agisse des mobilisations qui essaiment d’un pays à l’autre (à l’image de celles relatives à la reconnaissance légale des couples de même sexe) ou des luttes internationales au sujet de la situation dans une région ou un pays donné (par exemple contre l’excision en Afrique ou contre le viol en Inde), la réflexion doit aujourd’hui être menée à l’échelle transnationale ou translocale. Il s’agit en effet d’éclairer les conditions et les moyens de la globalisation des causes sexuelles, les effets de domination ou de résistance que cela implique, et donc l’articulation entre le local, le national et l’international.
. Enfin, les dimensions performatives de ces mobilisations sont indicatives des normes de genre qui les gouvernent, et parfois les contraignent, et les « causes sexuelles », de ce point de vue, sont loin d’être neutres : si elles suscitent une opposition souvent fondée sur des « valeurs » présentées comme étant naturelles et immuables, d’un point de vue religieux ou anthropologique, elles sont également soumises à une constante critique interne au mouvement qui les porte (qu’on se souvienne par exemple de la fracture du féminisme au sujet de la pornographie et de la sexualité). Les modes d’action, dans leur diversité, sont donc à considérer et analyser comme autant de « technologies du genre », en ce qu’elles traduisent des postures conceptuelles qui sous-tendent l’engagement social.
Les propositions de communication pourront s’inscrire dans ces axes de réflexion, porter sur toutes les régions du monde et relever de l’ensemble des sciences sociales.
Les résumés en français ou en anglais sont attendus pour le 15 septembre 2013 et doivent : – comporter un titre et un résumé ne dépassant pas 300 mots ; – mentionner les noms des auteur/es, en précisant les coordonnées complètes de l’auteur/e principal/e : son statut et sa discipline de recherche, son institution et laboratoire (ville, pays), son courriel personnel ; – être envoyés uniquement par courriel à : causes.sexuelles.2014@aislf.net

• Avant le 16 septembre
« Éros militant : le cinéma de Lionel Soukaz »
Colloque est organisé par le Labex Arts-H2H dans le cadre du programme de recherche « Cinéma/vidéo, art et politique en France depuis 1968 : dispositifs, archives, numérique », l’Université Paris 8 (ESTCA), la Bibliothèque nationale de France et les Archives françaises du film du CNC, avec la collaboration scientifique de l’Université Paris 3 (IRCAV) et de l’Université de Marne-la-Vallée (LISAA). La manifestation sera accompagnée d’une exposition à l’Université Paris 8 et d’une série de projections en salles.
Comité d’organisation : Hélène Fleckinger (Université Paris 8), Stéphane Gérard (Labex Arts-H2H / BnF), Yekhan Pinarligil (Université Paris 1), Vivien Sica (Université Paris-Est Marne-la-Vallée).
4-7 décembre 2013
BnF / Université Paris 8 / Les Voûtes
Présentation :
   Le parcours du cinéaste-poète Lionel Soukaz est indissociable de nombreux mouvements radicaux, politiques, intellectuels et artistiques de 1970 à nos jours. Né en 1953, il côtoie au début des années 1970 le Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire (FHAR) avant de rencontrer René Schérer et Guy Hocquenghem avec qui il réalise en 1978-79 Race d’Ep, une histoire d’un siècle d’homosexualité, classé X par la Commission de contrôle des films cinématographiques. En réaction contre la censure, Lionel Soukaz tourne l’année suivante Ixe, film de révolte et de « vitalité désespérée ».
Ses premiers films sont marqués par l’expression des désirs homosexuels puis l’épidémie du Sida l’amène, à partir des années 1980, à réorienter son travail : il filme dès lors ce qu’il advient de la « communauté de pédés, de pauvres, de toxicos » décimée par la maladie mais aussi mobilisée par la lutte. En 1991, Lionel Soukaz s’empare de la vidéo, légère et peu coûteuse, et initie son Journal Annales, œuvre monumentale de plus de 2 000 heures dans laquelle il saisit son quotidien, les manifestations publiques comme son intimité.
Au début des années 2000, ses premiers films sont redécouverts grâce à la rétrospective « Jeune, dure et pure ! » organisée par la Cinémathèque française. Il est alors reconnu pour la qualité de ses expérimentations esthétiques et ses films sont présentés comme un emblème du cinéma d’avant-garde de son époque. Tandis que Lionel Soukaz continue, « en artisan », d’explorer les matériaux argentiques et vidéo, des démarches de sauvegarde sont engagées par des institutions patrimoniales : les films qu’il a tournés en 16 mm dans les années 1970 sont restaurés par les Archives françaises du film et la Bibliothèque nationale de France a récemment entrepris la numérisation de son Journal Annales.
Ce colloque, le premier sur cette œuvre, propose de sonder, dans toute leur diversité, les films, les engagements et les pratiques de Lionel Soukaz, en s’intéressant également à ses collaborations et ses diverses activités artistiques.
Les propositions de communication, comprenant un titre, un résumé de 300 mots, une brève notice bio-bibliographique et les coordonnées complètes de l’auteur-e, sont à envoyer avantle 16 septembre 2013, à l’adresse électronique suivante :colloque.soukaz@gmail.com.
Les intervenant-es sont ainsi invité-es à interroger plusieurs pistes de recherche :
– L’inscription de cette œuvre dans l’histoire des cinémas d’avant-garde : ses inspirations et ses singularités (Jean Genet et Pier Paolo Pasolini, mais aussi Chantal Akerman, Kenneth Anger, Pierre Clémenti, Derek Jarman, Jonas Mekas, Isobel Mendelson, Franssou Prenant, Carole Roussopoulos…).
– La représentation des minorités, notamment sexuelles, de leurs luttes et de leurs histoires au présent ; la représentation du désir et des sexualités.
– Les complicités intellectuelles, artistiques et amoureuses (la « constellation » autour de Guy Hocquenghem et René Schérer, Copi, Gilles Châtelet, Michel Cressole, Hélène Hazera, Gabriel Matzneff, mais également les ami/es filmé/es dans le Journal Annales : RV, José Cunéo, Michel Journiac, Élisabeth Lebovici, Geneviève Pastre, Pablo Peréz, Tony Tonnerre, Diego Vecchio…).
– Les pratiques techniques (formats vidéo, argentiques), esthétiques (montage image/son, refilmage, emprunts, piratage, grattage de pellicule…) et la variété des supports artistiques (dessin, écriture, photographie…).
– Les différents engagements politiques et militants (féminisme et droit à l’avortement, luttes des homosexuel-les et des trans’, révolte des prostitué-es et des toxicomanes, combats des sans-papiers, anticapitalisme, mobilisations contre les guerres impérialistes et la répression étatique…).
– Les entreprises de sauvegarde et de valorisation de l’œuvre du cinéaste (numérisation, restauration).
– Les activités de programmation (festivals…) et de diffusion, notamment sur Internet, par et autour de Lionel Soukaz.
– L’autobiographie, l’autoportrait et le Journal Annales…
Infos :
http://erosmilitant.wordpress.com.

• Avant le 15 octobre
« Etudes de genre en France »
Congrès international organisé par le GIS Institut du Genre et l’ENS de Lyon
Comité d’organisation : Pascale Barthélémy, Claude Gautier, Violaine Sebillotte Cuchet, Isabelle Pastor-Sorokine.
3-5 septembre 2014 à l’ENS de Lyon
Argumentaire :
   Les études de genre sont depuis plusieurs décennies en plein développement à l’échelle internationale. Créé en janvier 2012 à l’initiative de l’InSHS-CNRS, l’Institut du Genre organise son premier congrès international des « Etudes de genre en France » les 3, 4 et 5 septembre 2014 à l’Ecole normale supérieure de Lyon.
Cette rencontre internationale a plusieurs objectifs : contribuer à la reconnaissance scientifique des études de genre en France et à leur visibilité internationale, faciliter la coordination institutionnelle de ces recherches et de nouvelles formes de coopération, encourager l’émergence de nouvelles thématiques ainsi que les approches interdisciplinaires et transversales au sein des Sciences humaines et sociales mais aussi entre SHS et autres domaines scientifiques.
Ouvert à toutes et à tous, jeunes chercheur.e.s ou chercheur.e .s confirmé.e.s, ce congrès articulera séances plénières et ateliers.
Les propositions attendues peuvent prendre la forme de communications individuelles ou d’ateliers coordonnés par un-e ou deux responsables. Les propositions de posters sont bienvenues. Les propositions s’inscriront de façon privilégiée dans les dix axes thématiques définis par l’IdGenre – Épistémologie et théories du genre : genèse et généalogie du champ ; Catégories opératoires et modes d’analyse ; Politique, Care, Justice; Territorialités, Espaces, Mondialisation; Genre et Temporalités; Genre, Production, Marché; Création, Arts et Littératures; Sexualités, Hétéronormativités et LGBT; Genre, Famille, Parenté ; Genre, Religions et Sécularisations ; Corps, Santé, Société. Elles pourront aussi s’ouvrir à d’autres thématiques, disciplines et approches : droit, sciences du langage, archéologie, sciences cognitives etc. Les regards « croisés » sur une problématique ou une thématique sont encouragés.
Date limite d’envoi des propositions : 15 octobre 2013 à isabelle.pastor-sorokine@mshparisnord.fr Réponse du comité : deuxième quinzaine de novembre.
Format des propositionsindividuelles: résumé d’une page en français (1500 caractères); brève présentation du ou des intervenant-e-s mentionnant leur rattachement institutionnel éventuel et leurs coordonnées ; si possible, deux ou trois de leurs publications.
Format des propositions d’ateliers : résumé de 500 caractères en français de la problématique générale de l’atelier; résumés en 1500 caractères des quatre communications composant l’atelier; brève présentation du ou des intervenant-e-s mentionnant leur rattachement institutionnel éventuel et leurs coordonnées ; si possible, deux ou trois de leurs publications.
Format des posters : résumé de 500 caractères en français de la problématique générale du poster. A0

• Avant le 20 octobre
« Le genre à l’épreuve de l’idéal. Approches pluridisciplinaires de la mise en image des corps masculin et féminin »
Journée d’études pour mars-avril 2014 – Université Toulouse 2 le Mirail
Organisatrices et contact:
Natacha Baboulène-Miellou, docteur en anthropologie sociale et historique, chercheur associé au LISST-CAS,natacha.baboulene@yahoo.fr
Jeanne Teboul, doctorante en anthropologie sociale et historique, LISST-CAS, teboul.jeanne@gmail.com
Présentation :
   Dans toutes les cultures et à toutes les époques, les hommes ont imaginé des images qu’ils ont manipulées comme supports à leurs discours et à leurs pratiques. Produites à partir de matériaux divers, adoptant de multiples formes, et traversées par des temporalités différentes, elles portent des significations culturelles, historiques et sociales fortes et dévoilent la relation au monde de ceux qui les élaborent.
De façon plus spécifique, la fin du 19ème siècle en occident amorce une nouvelle ère de l’image: avec la reproductibilité technique, celle-ci perd son unicité et devient multipliable quasi à l’infini. Aujourd’hui, les images sont omniprésentes au sein de nos sociétés, diffusées sur de multiples supports, elles pénètrent les espaces privés comme publics. Cette profusion des images a conduit le chercheur qui s’intéresse aux mondes contemporains à les prendre en compte dans ses réflexions.
Traditionnellement investi par les historiens de l’art, l’objet image est devenu, depuis quelques décennies, transversal aux sciences humaines et sociales qui s’en sont emparées, non dans une optique purement esthétique, mais pour la mettre en perspective avec leurs propres problématiques. Multipliant les angles d’approche, ces travaux ont notamment contribué à apporter un éclairage inédit sur les réflexions menées autour de la question du genre et tout particulièrement celles qui explorent le rapport au corps. En cristallisant des représentations collectives, l’image offre un champ d’investigation pertinent pour saisir les manières dont s’élaborent le féminin et le masculin.
Cette journée s’inscrit dans cette perspective en proposant d’axer la réflexion sur la thématique de l’idéal. Le masculin et le féminin sont en effet sans cesse réinventés, fantasmés, rêvés donnant ainsi lieu à des productions multiples qui, au-delà de leur diversité, ont valeur de référence. Que ces modèles soient admirés ou rejetés, il se trouve que tous les individus sont confrontés à ces images à partir desquelles ils se positionnent.
Deux angles d’approche seront privilégiés: celui de la production et celui de la réception. Il s’agira, d’une part, de questionner le processus de fabrication en prêtant attention à ses acteurs, aux moyens mis en œuvre, aux contextes d’élaboration et enfin, à l’image de l’idéal qui en résulte et, d’autre part, d’interroger le devenir des images à partir des modalités de leur diffusion et celles de leur appropriation. Autrement dit, la question principale est de savoir comment ces images sont façonnées et comment elles contribuent à leur tour, à (ré)inventer du masculin et du féminin.
Afin d’explorer un maximum de configurations, la notion d’image sera ici entendue dans un sens tantôt strict (image-objet), tantôt élargi (corps-image). Pourront être examinées les images en tant que telles, c’est-à-dire entendues comme représentations d’un corps sur un support matériel quel qu’il soit, mais aussi les images incarnées dans la chair comme peut l’être, par exemple, la star de cinéma.
Trois types de sources, non-exclusives les unes des autres, seront analysées:
– les images esthétiques (beaux-arts, cinéma, haute-couture, photographie, masques, objets rituels…)
– les images du pouvoir (religieux, politique, étatique, institutionnel…)
– les images du quotidien (images médiatiques, publicitaires ou représentations sur des objets familiers…).
Cette journée se propose de mettre en perspective les connaissances des disciplines de l’anthropologie, de la sociologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art afin de faire dialoguer les images d’hier et d’aujourd’hui avec celles d’ici et d’ailleurs
Calendrier :
Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots, sont à faire parvenir par email à Natacha Baboulène-Miellou (natacha.baboulene@yahoo.fr) et Jeanne Teboul (teboul.jeanne@gmail.com) avant le 20 octobre 2013 en format PDF. Les auteurs sélectionnés seront avertis dans le courant du mois de novembre 2013 et devront faire parvenir les textes de leurs interventions fin février 2014.

• Avant le 4 novembre
« Genre, éducation et travail »
Pour un prochain numéro de la revue INITIO, revue sur l’éducation et la vie au travail
Argumentaire :
   Le genre peut être défini comme « un système de bicatégorisation hiérarchisée entre les sexes (homme / femme) et entre les valeurs et représentations (masculin / féminin) qui leur sont associées » (Bereni, Chauvin, Jaunait et Revillard, 2008, p. 7). En tant que construit social, l’idée de genre suppose que les attributs du féminin et du masculin sont produits et reproduits par la socialisation et l’éducation différenciées des individus (Cossette, 2012; Duru-Bellat, 2005) ; il se réalise au quotidien à travers les normes et les contraintes. Au-delà du fait qu’il s’inscrit dans les relations sociales à travers les différences perçues entre les sexes, le genre met aussi en lumière les rapports de pouvoir que sous-tendent ces relations – notamment dans l’institution scolaire et l’organisation du travail (Bouchard et Cloutier, 1998) – et traverse l’ensemble des dynamiques à l’oeuvre dans la société (Scott, 2012). On ne peut donc étudier les femmes et le féminin sans articuler l’analyse avec ce qui relève des hommes et du masculin (Bereni et al., 2008). Le genre se situe par ailleurs à la jonction d’autres rapports de pouvoir. En effet, la classe sociale, l’origine culturelle, ou l’âge – entre autres – ne conduisent pas aux mêmes expériences lorsqu’il est question de rapport de genre (Bereni et al., 2008).
Dans le domaine de l’éducation, la notion de genre permet d’examiner les disparités – souvent marquées – entre hommes et femmes dans le choix d’orientation professionnelle, l’accès à certaines filières d’études, la persévérance, les performances scolaires ou encore le niveau de scolarisation atteint (UNESCO, 2012). Dans le domaine du travail, une approche en termes de genre permet une analyse des inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes (Bereni et al., 2008) notamment en ce qui concerne l’accès à l’emploi, les conditions de travail, la progression dans la carrière, la conciliation travail-vie personnelle et la possibilité d’obtenir un poste à hautes responsabilités.
Ce 5e numéro d’INITIO sera ainsi consacré à la dimension du genre dans le domaine de l’éducation et en milieu de travail. Dans la mesure où la notion de genre se veut polysémique et complexe, nous souhaitons que ce numéro repose sur une diversité de perspectives théoriques et disciplinaires (histoire, sociologie, psychologie, sciences politiques, droit, sciences de l’orientation, sciences de l’éducation, relations industrielles, études féministes, etc.). Les contributions scientifiques provenant de l’ensemble de la francophonie sont les bienvenues.
Infos complètes :
http://calenda.org/258410

• Avant le 30 septembre
« « Wet Theory »: Creative Writing as Affective Lever in Feminist & Queer Criticism »
Roundtable for the Northeast Modern Language Association (NeMLA).
Please send 300-word abstract & CV to Meridith Kruse (krusem@newschool.edu)  or Alec Magnet (amagnet@gmail.com)
by September 30th, 2013. The NeMLA will be held in Harrisburg, Pennsylvania, April 3-6, 2014.
Over the past two decades, feminist and queer critics have increasingly
integrated forthright expressions of their own affective investments into
their writing. This forthrightness has inspired a wealth of deviations from
the norms of formal, scholarly discourse but little consideration has been
given to how these experiments have contributed to theoretical knowledge.
In an attempt to address this oversight, this roundtable seeks papers that
explore how moments of “creative writing” in feminist and queer criticism –
fictionalized dialogues, fannish effusions, speculative scenarios,
multi-media/formal experiments, and personal narratives – function as
methods for engaging affective experience and developing theoretical
insight. We are interested in how moments of creative writing can not only
provide an alternative to dry academic prose but also spark alternative
forms of knowledge.  We are also interested in papers that investigate the
complex range of reader-responses that such moments of affect-laden
creative writing can produce.   As Eve Sedgwick writes in
*Tendencies*(1993), critics who not only take pleasure in their work
but “openly display it” frequently provoke strong reactions in their audience including “violent repudiations” and can activate a “circuit of contagion, fun, voyeurism, envy, participation, and stimulation” (19). What feelings are stirred up among readers of experimental criticism – and how do such emotions impact the reception of such work?  Do scholars sacrifice
necessary professional distance by admitting their lack of emotional
neutrality? What is the relationship of this type of creative writing to
the legacy of second-wave feminism’s focus on “the personal is political”?
What are the theoretical insights that have been gained by using creative
writing as an affective lever in feminist and queer criticism? This
roundtable seeks papers that explore such questions in relation to feminist
and queer criticism to address the lack of reflection about the impact of
this important experimental work.

• Avant le 1er octobre
« Gender, Bodies & Technology: Performing the Human »
May 1-3, 2014
The Inn at Virginia Tech, Blacksburg, Virginia
Sponsored by the Women’s and Gender Studies Program at Virginia Tech
Proposal Deadline: October 1, 2013
Gender, Bodies, & Technology is an initiative within Women’s and Gender Studies at Virginia Tech that aims to creatively and intellectually explore the multiple, proliferating, and gendered dimensions of technologized bodies and embodied technologies. Through our initiative and biannual conference, we seek to demonstrate, theorize, and perform the discursive and material nodes around which gender, bodies, and technology both cohere and fracture: how, for example, do the specter and reality of transvaginal ultrasounds index a historically specific female body? What is the relationship between expanded combat roles for female soldiers and the U.S. military’s escalating use of “unmanned” drone warcraft? How should we interpret airport body scanners and restroom architecture that threaten and displace transgender persons?
We invite proposals from scholars in the humanities, social and natural sciences, feminist science studies, visual and performing arts, life sciences, and STEM fields for papers, panels, workshops, new media, art, and performance pieces that explore the intersections of gender, bodies & technology in contexts ranging from classrooms to the military, and from health care to the media.
Our confirmed keynote speakers include:
Dr. Jennifer Robertson, Professor of Anthropology at the University of Michigan
Micha Cardenas, performance artist and media theorist based at the University of Southern California
Dr. Shaowen Bardzell, Assistant Professor of Informatics at Indiana University
We invite papers, workshops, and panel proposals that address the Gender/Bodies/Technology interface. Though not limited to the following, topics and themes might include:
. Gender and the technologies of institutions; the reconfiguration of public and private spheres
. Disability and technologies of expression/representation; enabling and constricting roles of technology
. The intersectional dimensions of online and digital space; visibility and invisibility issues
. Feminist appropriations of technology; technology as liberating vs. reifying social force
. GLBT and queer media
. Technology and evolution – post- and trans-humanism; bio-cultural change and the gendered dimensions of human plasticity
. Gender, bodies, and artificial intelligence
. Gendered technologies of the self; bodies and gender as objects of technological intervention
. Technological aspects of reproduction and personhood; maternal capacity; neo-eugenics
. Social and other new media and their relationship to gendered bodies; social media and sexual violence
. Genetic and other biological imaginaries made available by biotechnology; gender and nanotechnology
. The GBT configuration in popular media
. Avatars, augmented and virtual realities, and the promise of genderless bodies
. Gender as code; gender, bodies, and computation
. New feminist materialisms; the technological materiality of gender
. Technological failures; technophobia and gender
. The (bio)technology of transgender, intersex, and other forms of gender variance
. Race, ability, class and the politics of visibility in virtual bodies
. Gender and digital literacy; the gendered natures of technicity, technophilia, and expertise
. Neuroscience, genomics, and the production of sexual difference
. Performance, new media and other creative expressions: engaging/enacting/destabilizing conventions of embodiment and technology
. Gendered innovations in technological design: gendered objects and design
. Technological production and control of classed, racialized, aged, disabled and gendered bodies
. New media, digital representation and virtual gendered environments
. How technology links (embodied) individuals and enacts (gendered) worlds
. Technologically-mediated warfare, gender, and combat
. Gender and the “non-human”; robots, animals and environmental expressions of gendered worlds
. Technologies of development and sustainability; eco- and environmental feminism
. Activism, participatory decision-making and issues of technological citizenship
Our conference theme, “Performing the Human,” is an invitation for embodied creative and intellectual effort. We are committed to complementing traditional paper presentations from the social sciences, STEM, and humanities fields with scholarship and performance from the creative arts. We encourage innovative uses of technology and creative session formats and we welcome early contact by email if space and/or technology requirements might present logistical challenges.
Proposals will be reviewed and notification of the outcome will be made by November 15, 2013.
For more information or questions please contact:
Christine Labuski/GBT Coordinator and Conference Co-Director
Women’s and Gender Studies Program
Department of Sociology
Virginia Tech
McBryde Hall (0137)
Blacksburg, VA, 24061 USA
chrislab@vt.edu

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4 – THESES :

• Sabina Rossignoli a soutenu sa thèse intitulée « Identification diasporique et construction de genre dans la vie nocturne antillaise en région parisienne » le 5 juillet à l’université Paris 5 Descartes.
Résumé :
   Cette thèse est le résultat de quatorze mois de terrain et d’observation participante entre Paris et la Martinique. J’ai participé à près de quatre-vingt-dix soirées antillaises en région parisienne. Ces soirées avaient un fort caractère diasporique et transnational, que j’ai voulu explorer avec cette thèse. Mon questionnement principal a été : quels sont les pratiques de création et consommation culturelle dans la vie nocturne antillaise, et quels enjeux ont-ils dans la construction d’identités diasporiques et transnationales ? Les résultats de cette recherche sont multiples, mais ils posent notamment la question des identités essentialisées et de l’inégalité. Par le biais d’une analyse des pratiques de la danse et de la musique, j’ai exploré la construction de ces formes identitaires, et notamment de leurs enjeux genrés et de leur impact sur la vie nocturne des femmes.
Contact :
sabina.rossignoli@gmail.com

• Philippe Prevel a soutenu sa thèse de droit intitulée « L’orientation sexuelle. Droit de l’Union européenne. Droit européen des droits de l’homme » le 13 septembre à l’université Paris 1.
Jury :
Edouard Dudout, Professeur à l’Université Paris-Est Créteil, Rapporteur Paul Lagarde, Professeur émérite à l’Université Paris I – Panthéon-Sorbonne
Caroline Picheral, Professeure à l’Université Montpellier 1, Rapporteur Isabelle Pingel, Professeure à l’Université Paris I – Panthéon-Sorbonne, Directrice de recherche
Hélène Surrel, Professeure à l’Université Lyon 2
Résumé :
   L’orientation sexuelle est une notion juridique autonome en droit de l’Union européenne et en droit européen des droits de l’homme. La présente thèse fait un bilan des questions qu’elle soulève, en droit public comme en droit privé. Elle propose également une synthèse de la notion et une définition, commune au droit de l’Union européenne et au droit européen des droits de l’homme. La présente étude vise à montrer que les problèmes juridiques que soulève l’orientation sexuelle peuvent être résolus par des raisonnements classiques de droit positif, sans recours au droit naturel ou à une théorie queer du droit. Elle apporte en outre une réponse négative à la question de savoir s’il existe des conflits entre le droit de l’Union et le droit européen des droits de l’homme en la matière ; en d’autres termes, les Etats membres de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe ne sont pas placés devant un dilemme lorsqu’ils doivent appliquer les différentes règles, adoptées par ces deux organisations, relatives à l’orientation sexuelle.
Contact :
Philippe.Prevel@malix.univ-paris1.fr

• « The substantive representation of women and ethnic minorities in Belgian politics »
The Institute for European Studies and the Department of Political Science of the Vrije Universiteit Brussel are hiring a PhD researchers for the research programmes on ‘Evaluating Democratic Governance in Europe’ (EDGE) and on ‘Participation and Representation in Modern Democracies (PARTIREP). More precisely, we seek a PhD researcher for the project entitled ‘The substantive representation of women and ethnic minorities in Belgian politics’ (see brief description below).
PhD grants are for four years. Candidates need to have a master in political science or in other social sciences. Joint degrees of Vrije Universiteit Brussel and other universities are possible. The working language is English, although for this particular sub-project knowledge of Dutch and / or French is necessary.
We seek to improve the gender balance among our research staff. Women are thus strongly encouraged to apply.
Starting date is flexible. For further inquiries about this vacancy, contact Prof. Dr. Karen Celis at Karen.celis@vub.ac.be
The substantive representation of women and ethnic minorities in Belgian politics
It is generally accepted that substantive representation – the representation of citizens’ interests, views, needs, and perspectives – is the most crucial aspect of political representation and thus essential to democratic governance. This call seeks research projects set out to conceptualise and theorise what responsiveness means in today’s representative democracies and how representatives realise it over the course of highly complex and dynamic processes of representation. This necessitates a close examination of just how our representatives substantively represent, or perform responsiveness, during the constitutive process of representation. A related challenge concerns deeming citizens’ views to be the litmus test of democracy. There is a long-standing research tradition on political trust, traditionally considered to be one of the most important resources for the stability of a political system. Notwithstanding the fact that the citizens’ assessment of the representation of their interests can be expected to impact their belief in the political system, substantive representation has actually never been studied within this framework.
We especially welcome projects that focus on the political representation two groups (women and ethnic minorities), and within these broad categories, intersecting sub-groups (e.g. ethnic minority women), and sub-groups (e.g. Turks, Moroccans) in Belgian politics. The project ideally combines an elite and a citizen perspective in order to understand and conceptualise what constitutes responsive substantive representation of these groups and to theorise the conditions for it. When adopting this double perspective, the project is set out to, first, uncover how representatives establish the ‘substantive linkage’ in the course of their representative actions. The project would then address the motivations of the representatives to represent specific issues and interests (electoral incentives, personal conviction and experience, the wishes of the party, civil society organisations, …), the decisions on the concrete content and framing given to these (how is the concrete content defined; why is a specific issue framing chosen; who, if anyone, was consulted, …), the activities representatives perform and their beliefs that what they do constitutes accountable and responsive SR. Secondly, the project would also study the extent to which representatives’ ways of establishing responsive substantive representation indeed impacts on citizen’s feelings of being represented (citizens’ perspective).

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5 – EN LIGNE :

• Contretemps, « Masculinités, colonialité et néolibéralisme. Entretien avec Raewyn Connell »
Raewyn Connell, professeure de sociologie à l’Université de Sydney, était présente à Paris en juin dernier dans le cadre des journées d’études « Les masculinités au prisme de l’hégémonie » à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. L’occasion pour nous de revenir sur sa trajectoire de chercheure ainsi que sur l’histoire et l’actualité des approches critiques des masculinités.
http://www.contretemps.eu/interviews/masculinités-colonialité-néolibéralisme-entretien-raewyn-connell

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6 – PUBLICATIONS :

• Raison présente, « Les conflits dans les mouvements sociaux« , 15 euros.
L’analyse de ces conflits s’inscrit dans le cadre théorique des
rapports sociaux (sexe, classe, race, sexualité) et met en évidence la
dynamique domination/résistance qui structure aussi le militantisme
quelle que soit sa forme (syndicat, association, collectif, réseau…)
et son objet (sans-papiers, environnement, précarité, « gouines »,
gauche mouvementiste, Force Ouvrière, féminisme). L’organisation du
travail militant et l’articulation des rapports de pouvoir dans la
conduite des luttes sont plus particulièrement interrogées.
Sommaire :
> Introduction : Division du travail militant et articulation des
rapports de pouvoir dans les mouvements sociaux
Xavier Dunezat et Elsa Galerand
> Domination et résistance dans l’action collective en faveur des
sans-papiers : une dynamique des rapports sociaux de race
Renaud Charasse
> La participation des femmes aux mobilisations environnementales
Jone Martinez Palacios
> Grammaire de la contestation et rapports sociaux : le cas d’un «
métier » de service
Suzy Bossard
> Imbrication des rapports sociaux de domination dans l’engagement « gouine »
Sarah Nicaise
> (Re-)Penser l’articulation des rapports sociaux à partir des mouvements sociaux
Irène Pereira
> Militer dans une Union Départementale Cgt – Force Ouvrière. Luttes de
classe et luttes des sexes.
Lena Catalan Marcos
> La violence sans les femmes ? Féminisme et lutte armée en RFA.
Fanny Bugnon
> Science et Politique : quand le féminisme fait avancer la science
Artemisa Flores Espínola
http://www.union-rationaliste.org/index.php/librairie/raison-presente

• Revue philosophique de la France et de l’étranger, « Penser au féminin au XVIIe siècle« , PUF, 21 euros. ISBN : 978-2-13-061863-8
Sommaire :
Marie-Frédérique Pellegrin, Penser au féminin au XVIIe siècle
Eileen O’Neill, Margaret Cavendish, Stoic Antecedent Causes, and Early
Modern Occasional Causes
Lisa Shapiro, The Outward and Inward Beauty of Early Modern Women
Desmond M. Clarke, Anna Maria van Schurman and Women’s Education
Laura J. Burch, Madeleine de Scudéry : peut-on parler de femme philosophe ?
Marie-Frédérique Pellegrin, La science parfaite. Savants et savantes chez Poulain de la Barre
http://www.puf.com/Revues:Revue_philosophique_2013_tome_138_-_n°_3

• Arlette Gautier et Marie-France LabrecqueAvec une touche d’équité et de genre. Les politiques publiques de développement et de santé au Yucatan, Québec, Presses Universitaires de Laval. ISBN : 978-2-7637-1716-6
Cet ouvrage, écrit conjointement par une sociodémographe et une anthropologue,  s’interroge sur les rapports entre la transversalisation de la perspective de genre (le mainstreaming) formulée dans un espace structurel abstrait et les autres facteurs identitaires bien concrets tels que la classe et la « race » dans le contexte de la population maya du nord-ouest du Yucatan.  Dans la première partie, les auteures examinent les consignes internationales concernant l’égalité et l’équité de genre et le leurs interprétation au plan régional et local.  La deuxième partie porte sur l’intégration de la perspective de genre et des droits reproductifs par les institutions de santé. La troisième partie de cet ouvrage porte sur les programmes d’éradication de la pauvreté et l’appui aux femmes paysannes.
http://www.pulaval.com

• Observatoire de la société britannique, « Politiques familiales et politiques d’emploi « genrées » au Royaume-Uni et en Europe« , n°14, 2013. ISBN 978-295404871-0
Depuis mai 2010, la Grande-Bretagne vit au rythme d’une coalition formée, au lendemain des élections législatives, par les Conservateurs et les Libéraux-Démocrates. Le pays se réveille, le 7 mai 2010, avec un Parlement sans majorité établie : les Travaillistes, au pouvoir depuis 1997, obtiennent 29% des voix, les Conservateurs 36% et les Libéraux-Démocrates 23%.
Ce numéro de l’Observatoire de la Société Britannique propose une analyse du fonctionnement et des principaux résultats de la coalition dans plusieurs secteurs clés de la vie politique du pays : le fonctionnement institutionnel, l’emploi et l’économie, l’éducation et la santé, ou encore la politique européenne et extérieure.
Sommaire :
> Susan Finding & Anémone Kober-Smith (dir)
Introduction (p. 9-24)
> Susan Halford & Pauline Léonard
Gendered organizations and working lives: continuities, change and policy engagement  (p. 25-36)
> Rose Musumeci & Cristina Solera
Women’s and men’s career interruptions in Europe : the role of social politics (p. 37-72)
> Pamela Abbott, Corinne Nativel, Claire Wallace
Dual earner parents strategies for reconciling work and care in seven European countries (p. 73-98)
> Giuliana Costa
Private assistants in the Italian care system: facts and policies (p. 99-118)
> Natacha Ordioni
La politique familiale à l’épreuve des stéréotypes de genre : une comparaison France – Royaume-Uni – Suède (p. 119-140)
> Susan Finding
Emplois genrés et services à la famille au Royaume-Uni : la petite enfance (p. 141-158)
> Catherine Coron
British women’s human capital and employment evolution under New Labour (p. 159-172).
> Susan Finding
Gender, education and employment in education in Britain (p. 173-204)
http://osb.revues.org/1282

• Isabelle Boisclair et Catherine Dussault Frenette (dir.), Les désirantes. Entre arts et littérature, Les Editions du remue-ménage, Québec, 350 p., 26,95 dollars canadiens. ISBN : 978-2-89091-471-1
Réunissant plus d’une quinzaine d’auteur.e.s, cet ambitieux ouvrage veut explorer des figures contemporaines de femmes désirantes, tout en remettant en questions les conceptions dominantes du désir et de la sexualité, historiquement élaborées selon une perspective androcentrée. Il est question ici de fouiller notre imaginaire «colonisé» par les textes et les images stéréotypiques, pour y déceler ce qui brouille, déconstruit et réinvente l’érotisme. Et en filigrane, toutes les questions de pouvoir et de légitimité sous-tendues par la sexualité.
En aucun temps, semble-t-il, avons-nous la possibilité d’entrevoir ce que les femmes regardent lorsqu’elles désirent. À l’inverse, «la» femme est plutôt destinée à incarner le désir, l’objet suprême du désir, fonction qui trahit irrémédiablement la posture androcentrée du sujet désirant. […] Que disent ces représentations sur les femmes? Que nous apprennent-elles sur le système de sexe/genre (Rubin)? Sur la sexualité et le désir? Sur notre façon d’être au monde?, [extrait de l’avant-propos]
http://www.editions-rm.ca/table_matiere.php?id=1503

• Marie-Eve Surprenant et Mylène Bigaouette (dir.), Les femmes changent la lutte. Au cœur du printemps québécois, Les Editions du remue-ménage, Québec, 260 p., 21,95 dollars canadiens. ISBN : 978-2-89091-462-9
Tantôt au front, tantôt dans l’ombre, les femmes se sont engagées massivement dans la mobilisation du célébré printemps 2012. Mais que retiendra l’histoire de leur présence : d’excellentes alliées, des participantes hors pair? Soyons sincères, elles ont agi et bousculé jusqu’à transformer les termes mêmes de la lutte.
Entre témoignages, poèmes, entretiens et analyses critiques, 30 regards se croisent ici et mêlent action politique, fureur créatrice et urgence de la révolte. Des leaders et porte-paroles étudiantes, des femmes engagées dans Profs contre la hausse, Fermaille, Maille à part, Mères en colère et solidaires, P!NKBLOC, Coalition Main rouge, Infirmières contre la hausse, etc.
«Ce livre, Les femmes changent la lutte, vient changer la donne. Les femmes ne sont pas marginales, elles sont au centre de l’événement. Si vous ne parlez pas d’elles, c’est que vous êtes myopes. Si vous placez les femmes dans un encadré, vous les insultez et vous nourrissez mon indignation. L’ouvrage que j’ai l’honneur et le plaisir de préfacer doit figurer tout en haut de votre bibliographie.» Micheline Dumont, extrait de la préface.
http://www.editions-rm.ca/table_matiere.php?id=1507

• Martine DelvauxLes filles en série. Des Barbies aux Pussy Riot, Les Editions du remue-ménage, Québec, 250 p., 18,95 dollars canadiens. ISBN : 978-2-89091-465-0
Des corps féminins en rangées. Ils se meuvent en synchronie. Ils ne se distinguent que par le détail d’un vêtement, d’une courbe, d’une teinte de peau. Les filles en série sont mises à leur place et créent l’illusion de la perfection. Ce sont des filles-machines, des filles-marchandises, des filles-ornements. Toutes reproduites mécaniquement par l’usine ordinaire de la misogynie.
Mais la figure des filles en série est double : à la fois serial girls et serial killersde l’identité qu’on cherche à leur imposer. Casseuses de party, ingouvernables, elles décorsetent la poupée et se mettent à courir. Entre aliénation et contestation, les filles en série résistent à leur chosification, à l’instar des grévistes féministes de 2012. Cet essai solide et original se déploie comme une chaîne qui se fait et se défait, des Cariatides aux Pussy Riot et aux Femen.
Romancière, essayiste et professeure de littérature à l’UQAM, Martine Delvaux signe ici son premier livre aux Éditions du remue-ménage
http://www.editions-rm.ca/livre.php?id=1510

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Fédération de recherche sur le genre RING (FR 4120)
Bâtiment D – Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis – Cedex 02
– permanence tous les mardis –
01 49 40 73 49
genre.ring@univ-paris8.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

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Pour terminer l’année universitaire en beauté, l’association NIAMA organise un atelier-débat animé par le Pr. Claude FERAL autour de la question (brûlante) du voile en France. Pour ce faire, rendez-vous en salle ORACLE (FLSH – Univ. de La Réunion) ce mercredi 22 mai 2013 entre 12h30 et 14h30 pour un débat passionnant. Voir l’affiche en cliquant sur le lien ci-dessous.

Affiche atelier voile NIAMA

Bien à vous,

NIAMA.

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Du nouveau au sein de Niama pour les prochaines semaines, à vos agendas!

1) A ne pas rater la conférence du Pr. Sophie Geoffroy, jeudi 4 avril à 18h à l’Amphi Elie (FLSH, Univ. de La Réunion):

« Vernon Lee, une femme libre au coeur de l’Europe. »

2) A ne pas rater également l’atelier sur le voile et la République organisée par Niama le jeudi 18 avril de 13h à 15h en salle ORACLE (FLSH, Univ. de La Réunion). Une occasion de débattre sur un sujet brûlant en toute convivialité.

Bien à vous.

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CI-DESSOUS UN APPEL A COMMUNICATION A UN COLLOQUE INTERNATIONAL AUQUEL NIAMA PARTICIPE:

Les femmes et la pensée politique au 19e siècle et dans la première moitié du 20e siècle :

Vernon et les cercles radicaux

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Université de Paris Diderot, UFR EILA


17-18-19 octobre 2013


ORACLE, SAGEF,
The Sibyl, Niama,

Associazione Culturale Il Palmerino,
Advancing Women Artists

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« Les esprits libres se comprennent, s’unissent par-dessus les frontières. »

Violet Paget, 18 juillet 1934, dans le Journal inédit de Berthe Noufflard.

« Vernon Lee » (Violet Paget, 1856-1935) est aujourd’hui célèbre pour son érudition exceptionnelle, la pertinence de ses analyses en matière d’histoire de l’art ou d’esthétique
 dans les champs de la musicologie, de la littérature ou de la peinture, ses récits de voyage
 visant à capter l’essence des lieux, matérialisé pour elle par « l’esprit des lieux » (Genius loci),
ses études de la contemplation esthétique articulées autour de la notion centrale d’empathie,
 ses œuvres de fiction (nouvelles, romans), son théâtre, et même son engagement pour la
 défense de certaines causes comme la lutte pour la préservation du centre ville historique de 
Florence.

Mais on connaît moins la femme libre et l’écrivaine engagée dont la pensée politique se
 caractérise par un radicalisme croissant au fil des années, la recherche d’une société idéale 
fondée sur l’égalité et la fraternité entre les peuples, et un militantisme actif au service de la 
paix en Europe et dans le monde.

Comme Phyllis F. Mannocchi l’indiquait récemment : « jusqu’ici, les recherches sur
 Vernon Lee se sont peu intéressées à l’évolution de ses idées politiques, devenues de plus
 en plus radicales au fil du temps. V. Lee met sa plume et sa notoriété au service de la cause des femmes, participe aux mouvements pacifistes, déploie son expertise en relations internationales. Radicalisme et internationalisme sont naturels pour cette polyglotte qui a
 vécu en France, en Allemagne, en Suisse, en Angleterre et en Italie. Après avoir exprimé 
son opposition à la Guerre des Boers (1899 – 1902), Vernon Lee écrivit de plus en plus
 souvent sur des sujets de société, politiques ou internationaux. Comment se fait-il que nous
 en sachions aussi peu sur les textes consacrés à ces sujets à la fin de sa vie ? » (Phyllis Mannocchi, colloque international de Florence Violet del Palmerino : Vernon Lee’s
Cosmopolitan Salon, 1889-1935, Florence, 27-28 sept. 2012. Accessible : thesibylblog.com.)
Pour combler cette lacune, ce colloque aura pour objectif de mettre en lumière la pensée et 
l’engagement politiques de Vernon Lee et d’autres théoriciennes radicales, du XIX e siècle à
 la première moitié du XXe siècle, en relation avec les cercles radicaux britanniques, français,
 italiens suisses, allemands, de la période.

Les contributions pourront porter sur (liste non exhaustive) :

Alice Abadam ; Annie Besant ; Clementina Black ; Irene Forbes-Mosse ;
Isabella et Emily Ford ;
Mathilde Hecht ; Emily Hobhouse ; Charlotte Perkins ; Gilman
Clémence Royer.

Les axes souhaités pourraient être :

Vernon Lee et le socialisme

Vernon Lee et l’antisémitisme

Vernon Lee et le fascisme

Vernon Lee et le nazisme

Vernon Lee et le bolchévisme

Vernon Lee et l’Inde (Gandhi)

Vernon Lee et l’impérialisme

Vernon Lee et les relations internationales

Vernon Lee et le droit de vote des femmes

Vernon Lee et les relations entre les sexes

Vernon Lee et la place des femmes dans la société

Le pacifisme de Vernon Lee

Vernon Lee et la guerre des Boers

Vernon Lee et la Première Guerre mondiale (et prémices de la Deuxième)

Vernon Lee et la vivisection

Vernon Lee et l’UDC (Union of Democratic Control)

Vernon Lee et le concert des nations (la Société des Nations…)

Vernon Lee et l’économie

Vernon Lee et l’Europe

Vernon Lee et l’affaire Dreyfus

Vernon Lee philanthrope

Vos propositions de communications (TITRE + environ 450 mots) devront être envoyés
avant le 31 mai 2013
à
Michel Prum prum.michel@wanadoo.fr et à 
Sophie Geoffroy geoffroysophie974@gmail.com

Women and Political Theory in the 19th and First Half of the 20th Century:


Vernon Lee and Radical Circles

“Vernon Lee” (Violet Paget, 1856-1935) is well-known for her remarkable erudition, her
sharp analyses of arts, music, and literature, her travel accounts uncovering the mysterious
presence of the genius loci, her studies on aesthetic contemplation hinging on the central
notion of empathy, her fiction (novels and short stories), her theatre work, and even her
involvement in the defence of the city centre of Florence.

But little is known about Vernon Lee as a campaigner against war, against imperialism, and
as a free woman striving for an ideal society based on equal rights and universal brotherhood,
whose voice grew louder and louder in her fight for peace in Europe and the world.

Indeed, as Phyllis F. Mannocchi declared in her Florence paper, 28 Sept. 2012 : “In
the scholarship on Vernon Lee, not much attention has been paid to the fact that as she
approached late middle age, Vernon Lee seemed to discover her voice as a political ‘radical,’
a supporter of women’s suffrage, a participant in the anti-war movement, and an expert in
international relations. Vernon Lee’s ‘radical’ politics were ‘natural’ to her. After all, she was a ‘born internationalist,’ who had lived in France, Germany, Switzerland, England,
and Italy, and was multi-lingual. After expressing her opposition to the Boer War (1899 –
1902), Vernon Lee began to write more often on social, political, and international issues.
WHY is it that so little is known of her writing on these issues during this later period of
her life?” (Phyllis Mannochi, International Conference Violet del Palmerino : Vernon Lee’s
Cosmopolitan Salon, 1889-1935, Florence, 27-28 Sept. 2012. Accessible: thesibylblog.com.)
This conference will aim to further the knowledge on Vernon Lee’s and other women’s
radical theories in the 19th and first half of the 20th century, in relation to contemporaneous
British, Italian, French, Swiss, and German radical circles.

We invite contributions on:

Alice Abadam ; Annie Besant ; Clementina Black ; Irene Forbes-Mosse ;
Isabella et Emily Ford ;
Mathilde Hecht ; Emily Hobhouse ; Charlotte Perkins ; Gilman
Clémence Royer.

Favoured topics will include:

Vernon Lee and (Fabian) Socialism

Vernon Lee and Anti-Semitism

Vernon Lee and Fascism

Vernon Lee and Nazism

Vernon Lee and Bolshevism

Vernon Lee and India (Gandhi)

Vernon Lee and International Relations

Vernon Lee and women’s suffrage

Vernon Lee and women’s role in society

Vernon Lee and the relations between men and women

Vernon Lee’s pacifism: the Boer War; WWI; the coming of WWII

Vernon Lee and vivisection

Vernon Lee and the UDC (Union of Democratic Control)

Vernon Lee and the concert of nations (League of Nations)

Vernon Lee and economics

Vernon Lee and Europe

Vernon Lee and the Dreyfus affaire

Vernon Lee’s philanthropy

Please send your abstracts (title + about 450 words) before 31st May 2013
to
Michel Prum <prum.michel@wanadoo.fr> 
 and Sophie Geoffroy <geoffroysophie974@gmail.com>

Comité scientifique/ Scientific Board :

Françoise BARRET-DUCROCQ (Paris Diderot)

Florence BINARD (Paris Diderot)

Sophie GEOFFROY (Université de La Réunion)

Guyonne LEDUC (Lille 3)

Phyllis MANNOCCHI (Colby University)

Michel PRUM (Paris Diderot)

Shafquat TOWHEED (London Open University)

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21, 22 & 23 NOVEMBRE 2012

Université de La Réunion

Colloque international

Maternité et parentalité à La Réunion et dans l’océan Indien: regards croisés

 

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